Des papiers ont été lancés de la tribune des invités à l'Assemblée nationale.
Des citoyens de la Mauricie qui étaient présents à l'Assemblée nationale pour assister au dépôt de deux pétitions qui demandent la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 ont perturbé les travaux parlementaires jeudi matin. Un militant a lancé des papiers sur la ministre des Ressources naturelles, Nathalie Normandeau, lorsque celle-ci répondait à une question sur la réfection de la centrale nucléaire de Bécancour.
Des opposants à la réfection de la centrale nucléaire de Bécancour ont perturbé les travaux à l'Assemblée nationale après avoir lancé des papiers sur la ministre Nathalie Normandeau.
L'incident s'est produit un peu avant 11 h. Les papiers ont été lancés de la tribune des invités, où se trouvaient des représentants des Citoyens mauriciens pour le déclassement nucléaire. Des personnes ont également hué la ministre.
Les travaux ont dû être ajournés durant environ deux minutes, le temps que les papiers soient ramassés et que la personne responsable soit expulsée.
Réfection de Gentilly-2
En plus de demander l'arrêt des travaux de réfection de Gentilly-2, les Citoyens mauriciens pour le déclassement nucléaire dénoncent l'entente de principe intervenue entre Hydro-Québec et Énergie Nouveau-Brunswick, qui prévoit que la société d'État deviendra propriétaire de la centrale nucléaire de Point Lepreau au Nouveau-Brunswick.
Quelque 2000 citoyens de la Mauricie et des environs ont signé les deux pétitions, qui ont été déposées par la députée péquiste de Champlain, Noëlla Champagne, et par son collègue Sylvain Gaudreault. Le Parti québécois s'est toutefois dissocié des gestes qui ont été faits à l'endroit de la ministre des Ressources naturelles.
La centrale nucléaire Gentilly-2
Selon le porte-parole du regroupement, Sébastien Bois, les citoyens n'ont pas eu l'occasion de se prononcer sur la réfection de Gentilly-2. « Le gouvernement de Jean Charest n'a jamais réellement fait de débats publics. Donc, nous, comme citoyens, nous demandons à avoir notre mot à dire dans ce processus », explique M. Bois.
Les signataires s'inquiètent notamment de l'impact du nucléaire sur leur santé et sur les finances de l'État.
De son côté, Hydro-Québec maintient que les travaux seront effectués comme prévu.
La réfection de la centrale Gentilly-2, qui est évaluée à 1,9 milliard de dollars, doit s'amorcer au printemps 2011. Les travaux permettront de prolonger la durée de vie de la centrale de 30 ans.