L'économie au coeur des préoccupations

Pauline Marois La chef péquiste, Pauline Marois

Les vacances d'été sont terminées pour les députés du Parti québécois. Les troupes de Pauline Marois sont réunies en caucus à Trois-Rivières jusqu'à jeudi pour préparer la prochaine session parlementaire.

Les troupes péquistes, réunies en caucus à Trois-Rivières jusqu'à jeudi, critiquent vivement le bilan économique du gouvernement Charest et réclament un débat d'urgence sur l'état des finances publiques.

D'entrée de jeu, la chef péquiste a attaqué le bilan économique du gouvernement Charest, notamment en ce qui concerne la situation de l'emploi au Québec.

Selon Pauline Marois, les mesures mises en place par le gouvernement libéral pour soutenir l'économie sont insuffisantes. « Le plus inquiétant, c'est le fait que les mesures économiques qui étaient très timides, c'est à peine quelques centaines de millions que l'on a investis pour faire face à la crise, ne donnent pas les résultats escomptés. L'emploi n'est pas au rendez-vous et oui, nous allons questionner le gouvernement sur cette façon de faire », a-t-elle déclaré à l'ouverture de la rencontre.

Le Parti québécois entend également réclamer un débat d'urgence sur l'état des finances publiques dès la rentrée parlementaire le mois prochain à Québec. Les péquistes craignent que le déficit budgétaire se creuse davantage. Selon eux, toutes les dépenses, même celles qui sont reliées aux secteurs de l'éducation et de la santé, doivent être revues.

Le ministre Bolduc écorché

Le député péquiste de Chicoutimi, Stéphane Bédard Le député péquiste de Chicoutimi, Stéphane Bédard

Par ailleurs, le député péquiste de Chicoutimi, Stéphane Bédard, s'en est pris au ministre libéral de la Santé, Yves Bolduc, le qualifiant de pire ministre de la Santé que le Québec ait connu.

« À peu près tous les dossiers qu'il touche, de la grippe A (H1N1) jusqu'aux cliniques d'avortement, c'est quelqu'un, je pense, qui ne répond pas aux attentes de la population. [Est-ce qu'il doit partir?] Écoutez, il y en a plusieurs qui ont réclamé sa démission. Il a une bonne réflexion à faire sur la façon dont il exerce ses responsabilités », s'est contenté de dire Stéphane Bédard.

Élections partielles dans Rousseau

Le Parti québécois a également présenté son candidat pour l'élection partielle dans la circonscription de Rousseau qui aura lieu le 21 septembre prochain.

Nicolas Marceau, un économiste bien connu qui enseigne à l'Université du Québec à Montréal, tentera de succéder à François Legault qui a annoncé son retrait de la vie politique le 25 juin dernier.