Les hôpitaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec n'échapperont pas à la pénurie anticipée d'isotopes médicaux. À compter de mercredi, les hôpitaux du pays prévoient être à court d'isotopes en raison de la fermeture temporaire du réacteur nucléaire de la centrale Chalk River.
Entre 200 et 250 patients subissent chaque semaine un examen au département de médecine nucléaire du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières.
Au Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR), entre 200 et 250 patients subissent chaque semaine des tests de dépistage au département de médecine nucléaire. Le technétium, l'isotope produit à la centrale Chalk River, permet de déceler plus rapidement la présence de cellules cancéreuses, d'embolies pulmonaires, de saignements, de fractures et de maladies cardiaques.
De 30 % à 40 % des examens de dépistage pourraient devoir être retardés en raison de cette pénurie d'isotopes médicaux. Certains examens de dépistage, dont le Tep Scan, n'utilisent toutefois pas cette substance radioactive.
Le CHRTR précise que les cas urgents seront traités en priorité et que les isotopes disponibles seront maximisés. La situation est similaire à l'Hôpital de Shawinigan, où les cas plus importants seront aussi traités de façon prioritaire.