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MauricieAleris

La médiatrice échoue

Mise à jour le lundi 14 juillet 2008 à 18 h 32

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Syndiqués devant l'usine

Syndiqués devant l'usine

Le sort semble en être jeté pour les 450 employés de l'usine Aleris à Trois-Rivières. Le ministre du Travail, David Whissell, affirme que la médiatrice spéciale Joanne Barabé n'a pas réussi à rétablir les ponts entre les dirigeants de l'entreprise et le syndicat pour éviter la fermeture de l'usine.

Selon M. Whissell, la direction d'Aleris a indiqué que la page était tournée et qu'elle n'avait pas l'intention de retourner à la table de négociations.

Le syndicat des travailleurs soutient pour sa part qu'il est toujours prêt à reprendre les discussions avec l'entreprise et à faire de nouvelles concessions.

La direction d'Aleris a indiqué par voie de communiqué, dans la nuit vendredi à samedi, qu'elle fermait son usine du secteur Cap-de-la-Madeleine. L'avis de licenciement, qui permettra de préparer un plan d'aide pour le reclassement des employés, n'a toutefois pas encore été acheminé par l'entreprise au ministère du Travail.

Vendre ou démanteler?

Par ailleurs, Aleris n'a pas indiqué si elle avait l'intention de vendre ou de démanteler ses installations de Trois-Rivières.

Selon le député adéquiste de Champlain, Pierre-Michel Auger, des investisseurs auraient déjà démontré de l'intérêt si l'entreprise décide de vendre son usine.

Pour sa part, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, entend réclamer une aide financière de 1 million de dollars à Québec pour faire face à la fermeture de l'usine et à la perte de ses 450 emplois. C'est cette somme qui a été allouée à la Ville de Shawinigan lors de la fermeture de l'usine Belgo d'AbitibiBowater, le printemps dernier.

Jean Charest n'ira pas aux États-Unis

Jean Charest

Le premier ministre du Québec, Jean Charest

De son côté, le premier ministre Jean Charest a affirmé dimanche qu'il n'irait pas aux États-Unis pour rencontrer les dirigeants de l'entreprise.

M. Charest a tenu à souligner que son gouvernement était actif dans le dossier de l'usine Aleris depuis le mois de novembre.

Il a toutefois ajouté qu'il était prêt à appuyer les investissements de l'entreprise. « On n'a épargné aucun effort pour dire à la compagnie que le gouvernement du Québec a des moyens. Non seulement on veut garder l'usine ouverte, mais on aimerait bien voir des investissements qui vont perpétuer les activités de l'usine dans la région de la Mauricie », a affirmé M. Charest.

Le premier ministre a ajouté que son gouvernement allait continuer à être présent dans le dossier de l'usine Aleris de Trois-Rivières, mais qu'il ne pouvait pas régler la convention collective à la place des parties.

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