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MauricieOffre rejetée chez Aleris

Quel avenir pour l'usine?

Mise à jour le vendredi 11 juillet 2008 à 22 h 02

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L'usine Aleris à Trois-Rivières

L'usine Aleris à Trois-Rivières

L'attente est longue pour les 350 travailleurs de l'usine Aleris du secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, qui ne savent toujours si leur employeur va mettre sa menace de fermeture à exécution, ce vendredi, à minuit. Jeudi, les travailleurs ont rejeté dans une proportion de 80,3 % les dernières offres patronales.

Si l'usine de transformation d'aluminium ferme ses portes, les employés recevront un dédommagement équivalant à 16 semaines de salaire.

Rappelons que le syndicat des travailleurs d'Aleris recommandait à ses membres de refuser la proposition patronale, même si celle était dite finale. Le syndicat estime que l'employeur exige des concessions trop importantes, sans offrir la garantie que l'usine demeurera ouverte. La direction de l'entreprise demande des compressions de 5 millions de dollars, alors que le syndicat propose de son côté des réductions de 2 millions.

Daniel Goyette

Daniel Goyette, président du syndicat

Le président du syndicat, Daniel Goyette, reconnaît que ses membres ont pris un gros risque, mais il affirme qu'ils sont prêts à l'assumer.

Joint au téléphone jeudi, l'avocat qui représente la compagnie, Me Marc Benoît, s'est dit extrêmement déçu du résultat du vote. Il a toutefois refusé de dire si l'usine allait fermer vendredi.

Les 350 employés de l'usine Aleris de Trois-Rivières sont en lock-out depuis le 2 juillet. Ils avaient préalablement voté à 62 % contre une proposition soumise par un médiateur.

Plusieurs réactions

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, compare ces négociations à une partie de poker. Il se croise les doigts pour que le syndicat ait tiré la bonne carte du jeu. Dans le cas contraire, il réclamera l'aide de Québec.

De son côté, le député adéquiste de Champlain, Pierre-Michel Auger, déplore que la direction de la compagnie américaine n'ait jamais offert de garantie quant à l'avenir de l'usine. « Il faut qu'elle investisse sur des nouveaux équipements. Le gouvernement est prêt à s'asseoir avec eux », a commenté M. Auger.

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