Menace de fermeture

Aleris à Trois-Rivières (archives)

Selon la CSN, Aleris menace de fermer son usine de Trois-Rivières si le conflit de travail n'est pas réglé d'ici une semaine. Les travailleurs, en lock-out depuis mardi soir, ont reçu cette information de leurs dirigeants syndicaux, lors d'une assemblée générale vendredi.

Selon la CSN, l'entreprise affirme qu'elle fermera boutique à Trois-Rivières si le conflit de travail n'est pas réglé d'ici une semaine.

« Ils [les dirigeants d'Aleris] ont dit que si on n'acceptait pas l'entente qu'on avait refusée, avec une offre sur des gains de productivité - parce ce que c'est ça qu'ils ont rajouté - ils nous fermaient vendredi minuit [le 11 juillet] », a soutenu Daniel Goyette, président du syndicat.

Selon M. Goyette, Aleris exigerait l'acceptation des propositions du médiateur. L'entreprise proposerait aussi un sursis d'un an à l'usine, à condition que ses quotas de production soient atteints. Les syndiqués se prononceront jeudi sur cette question.

D'ici là, la compagnie sera informée que les syndiqués ont voté à 88 % vendredi en faveur d'une grève. Le débrayage serait déclenché si le lock-out est levé.

On ignore pour le moment s'il y aura d'autres pourparlers entre Aleris et le syndicat. Il a été impossible de joindre le porte-parole de la compagnie pour obtenir sa version des faits.

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