Martin Provencher
Les parents de Cédrika Provencher, portée disparue depuis un peu plus de neuf mois, espèrent que le cas de leur enfant ne tombera pas dans l'oubli et qu'il permettra de tirer certaines leçons.
Les parents de la fillette se demandent si les policiers du Québec ne devraient pas s'inspirer de la façon dont les policiers américains procèdent dans les cas de disparitions d'enfants.
Karine Fortier et Martin Provencher se demandent notamment si les policiers québécois ne devraient pas s'inspirer de la façon dont les policiers américains procèdent lorsqu'une disparition d'enfant est signalée.
Le soir où Cédrika Provencher a disparu, le 31 juillet dernier, aucune alerte particulière n'a été lancée parce que les policiers ont tout d'abord jugé qu'il s'agissait d'une fugue.
La mère de la fillette, Karine Fortier, explique qu'elle a pourtant indiqué aux policiers que ceux-ci ne connaissaient pas sa fille comme elle et que cette hypothèse était peu probable.
La famille Provencher a par la suite constaté avec stupeur que les autorités étaient mal préparées pour ce genre d'événement. Les recherches ont été entreprises avec des bénévoles généreux, mais inexpérimentés, des policiers jaloux de leur compétence et aucun service particulier pour les proches de la jeune fille.
« Pour un vol de banque, tu as un plan. On barre tout de suite le quartier. [...] On cherche, on ratisse, on ramène. Et il n'y a rien pour un enfant », déplore le père de Cédrika, Martin Provencher.
Pourtant, l'organisme Enfant-Retour Québec aurait pu apporter de l'aide. Toutefois, faute de moyens financiers, les services sont restreints. La famille a dû tout faire par elle-même. « La famille ne devrait pas avoir à apprendre comment coordonner la recherche de son propre enfant. Ces ressources devraient être automatiquement disponibles dans la province », soutient la directrice générale de l'organisme, Pina Arcamone.
Le modèle américain
Aux États-Unis, le National Center for Missing Children offre une aide directe aux parents. L'organisme distribue des affiches et fait le lien avec les médias et la police. Le centre regroupe plus de 300 enquêteurs qui sont répartis partout au pays pour aider les forces policières.
Le 22 avril dernier, Martin Provencher et Karine Fortier ont rencontré le ministre québécois de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, pour lui demander que des changements soient apportés dans la façon dont les policiers procèdent lorsqu'une disparition d'enfant est signalée.
Pour le moment, ni la Sûreté du Québec ni le ministre Dupuis n'ont voulu commenter l'enquête pour retrouver Cédrika Provencher.