Québec prône la prudence

Le ministre Claude Béchard Le ministre Claude Béchard

Le gouvernement du Québec reste très prudent à la suite de l'annonce de la découverte d'un important gisement de gaz naturel, sur les rives du fleuve Saint-Laurent, qui pourrait subvenir aux besoins énergétiques de la province pour de nombreuses années.

Le gouvernement minimise l'impact de la découverte d'un important gisement de gaz naturel sur les rives du Saint-Laurent, soutenant qu'il ne s'agit que de spéculation. Les groupes écologistes disent que cette découverte justifie la fin des projets de ports méthaniers.

Le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, soutient qu'il est beaucoup trop tôt pour s'emballer. « Il faut faire attention, il peut y avoir beaucoup de spéculation derrière tout ça », dit-il.

La semaine dernière, la compagnie américaine Forest Oil a annoncé avoir découvert un important gisement de gaz naturel près de Bécancour. La compagnie croit que les réserves pourraient atteindre 4,1 trillions de pieds cubes de gaz naturel, d'une valeur estimée de plus de 40 milliards de dollars américains.

Selon la compagnie Junex, associée à Forest Oil, et qui détient les droits de plus de 900 000 acres (3600 kilomètres carrés) dans la vallée du Saint-Laurent, le gisement pourrait fournir de l'énergie aux Québécois pour plusieurs années.

« J'y crois. Ça fait longtemps que l'on sait que la formation géologique du Québec renferme du gaz naturel. La problématique était de le produire », dit le nouveau porte-parole de Junex et ancien PDG d'Hydro-Québec, André Caillé.

Les groupes écologistes vont encore plus loin et disent que la découverte du gisement justifie un moratoire sur la construction de ports méthaniers. Selon la coalition Stop au méthanier, les réserves pourraient être suffisantes pour assurer l'autonomie énergétique du Québec.

Junex effectuera d'autres forages cet été pour connaître le potentiel réel du gisement.