
Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a présenté vendredi matin le plan de son gouvernement contre la mauvaise alimentation dans les écoles primaires et secondaires.
À compter de janvier prochain, la panure, les frites, les boissons gazeuses et autres produits à faible valeur nutritive ne seront plus offerts dans ces établissements.
Une quarantaine de propositions seront présentées pour accroître la qualité des aliments servis dans les cafétérias des écoles.
Le gouvernement ajoutera aussi 11 millions de dollars aux 5 millions existants du programme Écoles en forme et en santé pour élaborer des politiques locales, acheter de l'équipement et aménager des cours d'école afin de favoriser l'activité physique.
Enfin, les commissions scolaires sont invitées à dresser un portrait de la situation dans chacun de leurs établissements. Elles devront, d'ici novembre 2007, élaborer ou mettre à jour leur propre politique pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif.
M. Charest a dû admettre que les objectifs visant une saine alimentation ne pourront être atteints que si les municipalités réglementent le zonage afin d'empêcher l'implantation d'établissements de restauration rapide à proximité des écoles.
La prévalence de l'obésité chez les enfants et les adolescents canadiens au cours des 25 dernières années a pratiquement triplé, passant de 3 % à 8 %.
De plus, la prévalence de l'obésité, quasi inexitante en 1978 chez les 2 à 11 ans, est maintenant de 6 % chez les 2 à 5 ans et de 8 % chez les 6 à 11 ans.
Au Québec, en 1999, un jeune de 6 à 16 ans sur quatre présentait un surplus de poids, et, selon l'âge et le sexe, de 4 % à 10 % d'entre eux étaient considérés comme obèses.
Source: Statistique Canada
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