Boisé des Plateaux (archives)
Après huit mois de luttes, le Comité de sauvegarde du parc Roland-Leclerc laisse finalement tomber la bataille juridique pour empêcher la construction d'un aréna privé dans le secteur du boisé des Plateaux. Le comité poursuivra toutefois sa bataille sur le plan politique. Le comité a l'intention de talonner le maire de Trois-Rivières et la conseillère municipale du secteur du boisé des Plateaux pour les inciter à protéger le parc et les arbres.
Cette abandon sur le plan juridique fait suite à l'adoption par le conseil municipal de Trois-Rivières, lundi, d'un projet de règlement sur le zonage dans le secteur du boisé des Plateaux permettant la construction d'un aréna privé.
Le comité de sauvegarde se désiste donc de l'injonction provisoire obligeant le promoteur à cesser ses travaux sur le terrain du futur aréna. La coupe d'arbres pourrait donc reprendre dès la semaine prochaine.
Excuses exigées
Le comité exige également des excuses publiques de la police de Trois-Rivières. Les membres se sont dits intimidés par la présence policière lors d'une assemblée tenue en début de semaine. « Pourquoi les policiers ne sont-ils pas venus nous expliquer pourquoi ils prenaient nos numéros de plaques d'immatriculation?, demande-t-il. On nous a avertis pendant la réunion qu'on était en train de prendre le numéro de nos plaques, et c'était assez dramatique. »
Le Comité de sauvegarde du parc Roland-Leclerc abandonne sa lutte juriqique, mais poursuit sa bataille sur le plan politique pour empêcher la construction d'un aréna privé dans le secteur du boisé des Plateaux.
La police a en effet prélevé des numéros de plaques de voitures de membres du comité, après qu'un individu ait menacé de mort le maire et le conseil municipal de Trois-Rivières, lundi. À ce moment, les élus discutaient de la modification d'un règlement pour permettre la construction de l'aréna privé.
Toutefois, le Service de sécurité publique de Trois-Rivières a précisé que cette présence policière ne signifiait pas que les membres du comité étaient responsables de la menace de mort. « Ça ne veut pas dire que ce sont les gens du boisé des Plateaux, il faut faire attention. Il y a eu d'autres endroits en ville où on a ciblé des plaques », a affirmé Paulin Bureau, directeur-adjoint du service.