
 | Rivière Saint-Maurice
| La Ville de Trois-Rivières a entrepris des consultations afin de trouver une façon d'établir une cohabitation harmonieuse entre les différents types d'embarcations qui naviguent sur la rivière Saint-Maurice.
La municipalité, qui a reçu plusieurs plaintes au fil des années, souhaite éviter l'imposition d'une réglementation. Sa proposition, moins contraignante, consiste plutôt à partager les eaux en trois corridors distincts entre le pont Radisson et le fleuve Saint-Laurent.
« C'est une étape qui est importante pour nous parce que si ce n'est pas ça, c'est la réglementation. Et on ne veut pas ça. On pense qu'il y a moyen que les gens s'entendent entre eux », dit le porte-parole de la Ville, François Roy.
Des discussions avec différents groupes intéressés ont déjà eu lieu, mais un exercice de consultation publique en bonne et due forme aura lieu mardi prochain, à 19 h, à la salle publique de l'hôtel de ville.
Chose certaine, la cohabitation actuelle n'est pas toujours facile. Deux kayakistes qui effectuaient une première sortie estivale, jeudi, se plaignaient du comportement des embarcations à moteur.
« On essaie de se tenir près du bord. Et eux, ils passent et ils font des vagues. On dirait qu'ils font exprès pour peser sur le gaz et s'en aller », déplore l'un d'eux. Des utilisateurs d'embarcations abondent d'ailleurs dans le même sens.
Pour le président du Club de canotage Radisson, Richard Dober, la réglementation sera inévitable à long terme. « Il n'y en a pas de signalisation. Alors, tu ne peux pas dire à quelqu'un qui fait une vague: "aïe tu vas vite". C'est comme aller sur l'autoroute et qu'il n'y a pas de lumière, pas de limite de vitesse », dit-il.
Un bateau patrouille sera mis à l'eau la semaine prochaine. Les deux agents de la paix qui l'utiliseront ne feront toutefois que de la sensibilisation aux principes de la sécurité nautique. Ils n'émettront pas de contravention ni n'interviendront en cas d'excès de vitesse.
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