Le pont de Saint-Jean-Baptiste sera détruit samedi

Le pont de la route 246, qui traverse la rivière Rouge, est fermé depuis octobre 2012. Le pont de Saint-Jean-Baptiste est fermé depuis octobre 2012.  Photo :  Louis-Philippe Leblanc/Radio-Canada

Le gouvernement manitobain, qui fera exploser le pont de Saint-Jean-Baptiste samedi, étudie deux scénarios pour la reconstruction de la structure qui surplombe la rivière Rouge.

La nouvelle est tombée lundi durant une rencontre entre le préfet Roger Vermette et des représentants de la province.

La fermeture du pont construit en 1947 a été ordonnée en octobre dernier, car il présentait des dommages irréversibles causés par les inondations du printemps 2011. L'impossibilité d'emprunter le point de passage cause des désagréments aux résidents de la municipalité rurale, qui doivent emprunter un détour par le village de Morris, plus au nord, ce qui allonge leur trajet en voiture de 25 minutes.

Le préfet craignait que le gouvernement n'envisage pas de reconstruire la structure et que le détour devienne une solution permanente. Il a maintenant l'assurance qu'il y aura reconstruction, mais deux scénarios sont envisagés, selon lui.

M. Vermette affirme que la province considère d'une part un pont pouvant supporter le passage de camions lourds, soit un plan de 38 millions de dollars, mais elle songe aussi à un pont de seulement 12 millions de dollars, sur lequel les poids lourds ne seraient pas les bienvenus.

La province a indiqué à M. Vermette qu'elle attend de connaître les subventions qu'elle pourra obtenir pour financer les travaux. Dans tous les cas, une nouvelle structure ne sera pas opérationnelle avant des mois, voire un an, a appris le préfet.

En attendant, la soudaine fermeture du pont heurte le commerce dans la région, témoignent le préfet et des gens d'affaires. « Il y aura des inconvénients, les gens vont déménager, vont faire leurs emplettes ailleurs, cela affectera le village et le chiffre d'affaires baissera », a supposé M. Vermette.

La gérante du bistro du village, Bonne Sabourin, décrit sa situation particulière. Elle possède le bistro 758, mais aussi un autre commerce de l'autre côté du pont, sur la rive ouest de la rivière. Comme d'autres, elle doit conduire une vingtaine de kilomètres additionnels pour aller travailler ou faire ses courses, alors que cela devrait lui prendre quelques minutes.

Déjà, certains de ses employés ont du mal à venir travailler, dit-elle, en ajoutant que ce sont toutes les entreprises qui sont touchées, de la banque à l'épicerie locale, qui a déjà vu ses revenus diminuer.

Les résidents vivant à moins de 350 mètres de l'explosion de samedi devront évacuer les lieux.

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