Cervidé domestique tué : les pratiques doivent changer, dit le ministre

Un enfant de la communauté joue sur une butte de neige avec le faon. Un enfant de la communauté joue avec le faon.  Photo :  Evie-Lynn Maendel

Le ministre de la Conservation et de la Gestion des ressources hydriques du Manitoba demande aux agents de conservation de la faune de changer leurs pratiques et soutient que l'abattage d'un animal sauvage domestiqué devrait être l'option de dernier recours.

Gord Mackintosh fait cette déclaration au lendemain de nombreuses réactions suscitées par l'histoire d'une communauté huttérienne de Windy Bay, ébranlée par la mort de Bambi, un chevreuil qu'elle avait apprivoisé lorsqu'il était petit.

Samedi, des agents de conservation de la faune ont tué la bête, après avoir reçu une plainte d'un citoyen inquiet pour la sécurité des enfants étant donné que l'animal avait gagné du poids depuis son adoption.

La bête avait peu de chance de se réhabituer à l'état sauvage, d'après les agents de conservation de la faune.

La présidente du Centre de réadaptation de la faune sauvage des Prairies, Lisa Tretiak, s'inquiète quant à elle des leçons apprises par cette histoire.

« Je suis inquiète à propos de cette histoire. Les gens supposent qu'ils vont s'occuper de tous les animaux qu'ils vont trouver. La réadaptation des animaux sauvages n'est pas un passe-temps », lance-t-elle.

Elle ajoute que si un daim est orphelin dans la nature, une biche qui n'est pas sa mère pourrait en prendre soin.