Un spécialiste en ressources humaines de l'Université du Manitoba croit qu'une décision de la Cour fédérale, qui soutient que l'employeur doit s'adapter aux demandes familiales raisonnables de ses employés, risque de faire changer les normes du travail.
Dans un jugement rendu le 31 janvier dernier, le juge Leonard Mandamin de la Cour fédérale a soutenu que les demandes de conciliation travail-famille de la plaignante Fiona Johnstone avaient été formulées à partir de besoins légitimes, ne résultant pas de choix liés au style de vie.
Le professeur Sean Macdonald estime que cette décision met en lumière le défi récurrent de la conciliation travail-famille dans la société. « Au bout du compte, il ne suffit pas de dire : voici nos heures de travail », explique-t-il.
Les employeurs devront prendre en compte l'existence des besoins familiaux, selon lui.
Longue liste d'attente pour une garderie aux horaires atypiques
La garderie Discovery Children's Centre de Winnipeg, qui offre des services de 6 h 30 à 00 h 30, compte 900 inscrits sur sa liste d'attente.
Son directeur, Ron Blatz, croit que plus de services de garde devraient être ouverts le soir pour s'adapter aux réalités du marché du travail.
Une mère de famille de trois enfants, Brandy Arsenault, est du même avis. Elle a de la difficulté à trouver une gardienne pour ses enfants quand elle travaille comme serveuse le soir.
« Plus de garderies devraient être ouvertes et leur horaire devrait être prolongé », soutient-elle.