Winnipeg : une vis dans sa pizza

Dans cette image filmée le 5 février 2013, on voit la vis qu'a trouvée Ernest Lefevbre, de Winnipeg, dans une pizza surgelée de l'entreprise Naleway Foods. Ernest Lefevbre a conservé la vis qu'il a croquée en mordant dans une pizza surgelée.

Un homme de Winnipeg est peu impressionné d'avoir croqué dans une vis alors qu'il mordait à pleines dents dans une pizza surgelée. L'entreprise productrice se dit tout aussi étonnée que lui.

« Vous entendez toujours des histoires à propos d'un doigt, ou d'un pansement, ou d'un morceau de verre », évoque Ernest Lefevbre, qui ne s'attendait pas à ce qu'il trouverait dans l'encas qu'il a agrippé dans son congélateur, au retour du travail. Sa panzerotti devait être au pepperoni, mais lorsqu'il a mordu dedans, il a plutôt trouvé un autre condiment, métallique celui-là.

M. Lefevbre a joint l'entreprise locale Naleway Foods. Elle a confirmé qu'il s'agissait d'une de leurs vis en acier inoxydable. « Ils disent qu'elle a dû être agitée jusqu'à ce qu'elle soit desserrée, et ils ignorent comment elle a pu échapper aux détecteurs de métal », explique-t-il.

Ernest Lefevbre accorde une entrevue à la caméra de Radio-Canada dans son appartement de Winnipeg, le 5 février 2013. Ernest Lefevbre estime que les 100 dollars de compensation qu'il a reçus pour avoir trouvé une vis dans une pizza surgelée ne suffisent pas.

De l'avis d'un expert en salubrité alimentaire, Rick Holley, un rappel de produits n'est pas nécessaire. « Toute la nourriture dans ce lot ne sera pas contaminée par cette unique vis », dit le professeur à l'Université du Manitoba.

Radio-Canada a invité Naleway Foods à commenter l'affaire, mais l'entreprise n'a pas répondu à l'invitation. Dans une lettre envoyée à M. Lefevre toutefois, elle assure avoir rehaussé son équipement et ses procédures de détection de métal. Elle a aussi accordé 100 $ au Winnipégois, en guise de compensation.

« 100 $. J'ai mordu dans une vis, qu'est ce que ça vaut? Je crois que le public doit savoir, alors, c'est pour cela que je vous raconte mon histoire », déclare M. Levebre.