Le rédacteur en chef du Morris Mirror s'excuse

Deux versions de la même caricature sont parues dans l'édition du 14 janvier 2013 du journal de Morris, au Manitoba. Deux versions de la même caricature sont parues dans l'édition du 14 janvier 2013 du journal de Morris, au Manitoba. La référence au paganisme a été retirée de la deuxième.

Le journal local Morris Mirror continue de faire des vagues dans cette localité du sud du Manitoba, même après la publication d'excuses.

Comme annoncée jeudi, une édition spéciale du journal est sortie de presse vendredi, en réaction au tollé soulevé la veille par un éditorial aux propos jugés racistes.

Dans l'édition publiée vendredi, le rédacteur en chef, Reed Turcotte, s'excuse pour son « insensibilité » envers les questions autochtones.

Il avait écrit notamment que les demandes des Autochtones étaient irréalistes. « Dans certains cas, les Autochtones agissent comme des terroristes dans leur propre pays. Les Indiens/Autochtones veulent tout, mais la corruption et la paresse empêchent certains d'entre eux de travailler pour cela », pouvait-on lire dans l'éditorial controversé.

La dernière édition du Morris Mirror parue vendredi comporte des excuses et des lettres de soutien. La dernière édition du Morris Mirror parue vendredi comporte des excuses et des lettres de soutien.  Photo :  Jillian Taylor/Radio-Canada

Tout en comportant des excuses, le journal paru vendredi renferme également 15 lettres soutenant la position de M. Turcotte et 7 autres contre.

Le rédacteur en chef précise avoir été inondé de centaines de courriels et d'appels téléphoniques, soulignant que 75 % d'entre eux provenaient de gens qui le soutenaient.

Reed Turcotte a encore qualifié le maire de la ville, Gavin van der Linde, de « fanatique religieux ».

Ce dernier avait affiché sa consternation, jeudi, après la publication des propos de M. Turcotte. Il a indiqué vendredi être satisfait des excuses admettant une insensibilité.

M. van der Linde estime que le rédacteur en chef, qui a publié des lettres en sa faveur, a le droit à ses opinions.

À la qualification de « fanatique religieux » qui lui a été attribuée, le maire de Morris rétorque ne pas savoir que répondre à cela, ni d'où cela peut bien venir.

Si le but de M. Turcotte est de faire des vagues et de gagner des lecteurs, il y est parvenu, selon le maire.