Inondations : des évacués de Twin Lakes Beach abandonnés par leur entrepreneur

Lydia Grubert montrant une fenêtre dont l'installation est inachevée dans sa maison de Twin Lakes Beach endommagée par les inondations de 2011.

Un couple manitobain dont la maison a été détruite lors des inondations du printemps 2011 est aujourd'hui confronté à un autre problème. L'entrepreneur qu'il avait engagé pour l'aider à reconstruire sa maison l'a laissé tombé avec des milliers de dollars de travaux non accomplis.

Lydia Grubert indique qu'elle et son mari ont payé 62 000 $ à Trevor Jaculak et son entreprise A.N.D. Contracting pour remplacer le mur en pierre sèche, l'habillage de façade, les portes, les fenêtres et les sols de leur résidence principale, qu'ils restaurent dans le secteur de Twin Lakes Beach.

Les travaux ont débuté le 20 juin et devaient durer trois semaines.

Certaines rénovations ont été effectuées, mais aujourd'hui, le remplacement des fenêtres n'est pas achevé, les portes n'ont pas de poignées et les placards attendent encore leurs étagères.

« Aucun des encadrements de fenêtre n'a été posé sur aucune fenêtre, les plinthes sont absentes », a expliqué Mme Grubert à CBC/Radio-Canada.

Elle ajoute que la dernière fois qu'elle a vu M. Jaculak remonte à fin juillet. Après six mois de travaux inachevés et d'appels téléphoniques restés sans réponse, le couple a embauché d'autres entrepreneurs et a effectué une partie des travaux lui-même.

« Mais nous voulons ce pour quoi nous avons payé. Nous voulons que ces fenêtres soient faites et nous voulons les plinthes électriques qui sont censées être installées ici », insiste la propriétaire.

Évacués en mai 2011

Les Grubert ont dû évacuer la maison qu'ils occupent toute l'année, en mai 2011, en raison des inondations majeures du printemps.

Ils y sont retournés un an plus tard dans le but de reconstruire leur bien.

Après que le couple eut essayé de prendre contact avec M. Jaculak à de nombreuses reprises à l'automne, quelqu'un s'est présenté deux fois chez lui en novembre et y a travaillé une dizaine d'heures.

Depuis lors, le couple affirme ne plus avoir entendu parler de cette entreprise.

A.N.D. Contracting se défend

De son côté, le propriétaire de la compagnie explique pourquoi il a décidé de suspendre les travaux après un délai dû au mauvais temps.

« Elle a commencé à être de plus en plus irritée. Elle est allée jusqu'à jurer et rabaisser mes employés. Je sais que c'est l'industrie de la construction, mais en même temps, nous sommes des humains. Il n'y a pas place pour ce type de comportement », a réagi M. Jaculak.

Lydia Grubert réfute cette explication, même si elle reconnaît s'être emportée contre le père de Trevor Jaculak, mais affirme n'avoir jamais usé de grossièretés avec lui parce qu'il est un aîné.

Au registre du Conseil canadien des bureaux d'éthique commerciale, la compagnie A.N.D. Contracting obtient la note F et compte 13 plaintes à son actif.

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