Soldes Après-Noël courus dans l'Ouest, malgré le froid

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Une cinquantaine d'acheteurs en quête d'aubaines font la file par -30 Celcius devant le magasin Lululemon de Saskatoon le 26 décembre. Une cinquantaine d'acheteurs en quête d'aubaines font la file par -30 Celcius devant le magasin Lululemon de Saskatoon le 26 décembre.  Photo :  David Shields

Malgré des températures atteignant moins 30 mercredi, les soldes Après-Noël ont attiré les foules dans les Prairies, y compris en Alberta où plus de trois quarts des résidents ont affirmé qu'ils magasineraient le 26 décembre.

Selon un sondage réalisé par la Banque de Montréal, 62 % des Canadiens vont magasiner mercredi.

Un peu plus d'un tiers des Québécois comptaient profiter des soldes du 26 décembre (36 %), contre 76 % des Albertains.

Le sondage indique également que les hommes sont plus intéressés par les aubaines offertes après Noël. 66 % d'entre eux comptaient magasiner mercredi contre 58 % des femmes.

Le sondage de la Banque Royale a été réalisé auprès de 1 000 Canadiens entre le 11 et le 16 octobre. Sa marge d'erreur est de 3,1 % 19 fois sur 20.

Avant l'ouverture des magasins, et parfois bien avant l'aube, des files d'attente pouvaient être aperçues devant de nombreux commerces. Les plus populaires ? Les magasins d'électroniques.

S'y prendre autrement

Des acheteurs se précipitent à l'intérieur du magasin Best Buy de la rue St James à Winnipeg pour profiter des soldes Après-Noël. Des acheteurs se précipitent à l'intérieur du magasin Best Buy de la rue St James à Winnipeg pour profiter des soldes Après-Noël.  Photo :  Ryan Hicks

À l'ère électronique, faire la file devant un magasin pour profiter de rabais n'est plus nécessaire.

Tenille LaFontaine de North Battleford en Saskatchewan est un bon exemple.

La femme n'a jamais eu l'intention de braver le froid et d'affronter les foules pour ses achats d'après Noël. Pour elle, une seule option s'impose : Internet.

« L'avantage c'est qu'il est beaucoup plus facile et rapide de comparer les prix », pense-t-elle. « Et en plus, les rabais durent souvent plus longtemps qu'une seule journée ».

Boycott ?

Si la plupart des Canadiens semblent être prêts pour cette journée de magasinage intensive, d'autres choisissent de s'opposer à toute cette consommation.

Pour le professeur de sociologie à HEC Montréal, Yves-Marie Abraham, la frénésie d'achats est sujette à réflexion.

« Des économistes soutiennent qu'on est naturellement portés à ce genre de consommation. Mais en travaillant dans d'autres sociétés, je me suis rendu compte que ce comportement-là est appris dans une large mesure. C'est surtout l'effet d'une éducation et d'une socialisation », avance-t-il.

Des Vancouvérois à la recherche d'aubaines au centre commercial Pacific Centre. Des Vancouvérois au centre commercial Pacific Centre.

Yves-Marie Abraham dénonce un système qui encourage la surproduction et force le consommateur à acheter sous peine de s'effondrer.

De l'avis du professeur, un réel changement ne pourra être opéré tant que les méthodes de production ne seront pas révisées.

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