Parler aux enfants de la tuerie de Newtown avec attention, selon des experts

Mémorial pour les victimes de la tuerie de Newtown  Photo :  AFP/MARIO TAMA

Cinq jours après la tuerie de Newtown au Connecticut qui a fait 27 victimes dont 20 écoliers, il demeure difficile pour les parents d'aborder avec leurs enfants les questions et inquiétudes qu'ils ont sur le sujet.

Trouver l'équilibre entre protection et éducation n'est pas facile pour les parents de jeunes enfants.

« Nous n'en avons pas vraiment parlé à notre garçon. Il n'a que quatre ans. Je ne crois pas qu'il comprenne vraiment ce qui s'est passé, alors nous essayons de ne pas trop en parler », explique une mère de famille, Natasha Kaminsky.

Une thérapeute du centre de thérapie familiale Aurora à Winnipeg, Tara Sheppard, estime qu'il faut en parler, mais sans nécessairement forcer la discussion. Il faut attendre que l'enfant soit prêt et surtout être à son écoute.

« Soyez à l'écoute de leurs émotions. S'ils disent qu'ils sont tristes, répondez-leur que vous comprenez leur tristesse », conseille-t-elle.

Elle suggère aussi d'être attentif aux besoins de l'enfant pour canaliser ses émotions. Cela peut se faire par l'écriture d'un poème ou par l'intermédiaire d'un dessin.

Pour s'assurer que le soutien à la maison soit cohérent avec l'aide offerte en milieu scolaire, la Division scolaire de Pembina Trails a envoyé lundi une lettre à tous les parents dans laquelle on peut lire des conseils, tels que ne pas changer la routine pour ne pas perturber davantage les enfants.

« Prenez le temps d'en parler parce que si vous ne le faites pas, d'autres le feront à votre place », explique le directeur de la division scolaire, Lawrence Lussier.

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