Tentative de meurtre au centre-ville de Winnipeg : une zone de guerre, selon un résident

La ruelle derrière la rue Spence, entre les avenues Sargent et Ellice, au centre-ville de Winnipeg La victime a été découverte samedi dans cette benne, située dans la ruelle derrière la rue Spence, au centre-ville de Winnipeg. Deux jeunes de 15 et 17 ans sont accusés de tentative de meurtre dans cette affaire.

Deux jours après ce que la police de Winnipeg confirme être une attaque violente, des résidents décrivent leur ruelle comme peu recommandable.

« Je suis un homme adulte et j'ai peur de m'y promener la nuit. Voilà à quel point ce quartier est devenu mauvais », déplore John Paton, un résident de la rue Spence.

Vers 8 h 40 samedi, une femme a découvert un jeune homme visiblement battu à l'intérieur d'une benne à ordures dans la ruelle de cette rue du centre-ville de Winnipeg, entre les avenues Sargent et Ellice. La victime de 23 ans a été transportée à l'hôpital et devrait survivre à ses blessures, ont fait savoir les autorités lundi.

M. Paton, qui habite le quartier depuis 21 ans, décrit une scène surréaliste. « Les ambulances et les voitures de police s'enlignaient presque jusqu'au bout de la ruelle, il y en avait au moins une demi-douzaine », dit-il.

« Je pouvais voir le côté droit de son visage. Ça ressemblait à une courtepointe [...] c'était terrible! » — John Patton, résident du centre-ville de Winnipeg

Deux adolescents accusés

Le Service de police de Winnipeg a annoncé dimanche avoir arrêté une adolescente de 15 ans et un jeune de 17 ans en lien avec l'affaire.

Étant donnée la gravité des blessures de la victime, les suspects seront accusés de tentative de meurtre, a ajouté le porte-parole du service, l'agent Michael Michalyshen.

Le policier a raconté que la victime était accompagnée de plusieurs autres individus masculins quand la bagarre a éclaté. Il a ajouté que la police soupçonne que la victime et ses agresseurs se connaissaient.

« Il y a des bagarres dans ce secteur chaque nuit. Dans la ruelle, c'est comme une zone de guerre », avance M. Paton.