Bill Norrie, 1929 à 2012.
Photo : Université du Manitoba
L'ancien maire de Winnipeg de 1979 à 1992, Bill Norrie est décédé à l'âge de 83 ans dans la nuit de jeudi à vendredi.
Son épouse, Helen Norrie, confirme qu'il est mort d'une insuffisance respiratoire vers minuit et demi, après une longue maladie.
M. Norrie a agi à titre de commissaire scolaire et de conseiller municipal avant d'être élu maire.
Il a aussi été président de l'Université du Manitoba de 2000 à 2009 et a siégé dans plusieurs conseils, dont celui de la Fondation Winnipeg et du Conseil consultatif sur les arts de Winnipeg (Winnipeg Arts Advisory Council).
Il a également été admis à l'Ordre du Manitoba et à l'Ordre du Canada.
Lors des dernières élections municipales de Winnipeg en 2010, il avait publiquement appuyé la candidate à la mairie Judy Wasylycia-Leis, finalement défaite par Sam Katz.
L'ancien politicien a perdu un fils âgé de 34 ans dans un accident d'avion au Népal, en 1992.
En 2001, un autre de ses fils est mort à 36 ans à Bali, où il vivait depuis quelques années.
Réactions
Les hommages n'ont pas tardé après l'annonce du décès de Bill Norrie.
Le ministre de la Sécurité publique et député manitobain Vic Toews a souligné le travail de M. Norrie comme Commissaire aux conflits d'intérêts de la province et comme président de l'Université du Manitoba.
Le maire de Winnipeg, Sam Katz a quant à lui déclaré que c'était un triste jour pour la ville
Le premier ministre Greg Selinger a souligné la contribution de Bill Norrie à la revitalisation du centre-ville, notamment avec le projet de la Fourche.
L'ancien conseiller de Saint-Boniface Guy Savoie se rappelle de son côté les nombreuses qualités de son défunt collègue qu'il considère comme un homme exceptionnel qui a beaucoup contribué à la communauté.
Il se souvient des positions tranchées de Bill Norie durant la crise linguistique de 1983-1984 au Manitoba, lors de laquelle l'ancien maire a autorisé la tenue d'un plébiscite sur l'enchâssement des droits des francophones, exacerbant davantage les tensions entre anglophones et francophones de la province.
Le politologue Raymond Hébert croit que malgré le fait que Bill Norrie ait voté en faveur du vote populaire, il était sympathique envers la cause franco-manitobaine.
« Il s'est effondré essentiellement sous la pression des résidents qui voulait un plébiscite sur cette question là », ajoute le politologue.
Un service commémoratif public aura lieu le mercredi 11 juillet à 13 heures, à l'église Crescent Fort Rouge United.
Un livre de condoléances est aussi disponible à l'Hôtel de Ville de Winnipeg.