Le conseiller en affaires et auteur d'oeuvres de fiction chrétiennes Robert Young a annoncé dimanche son intention de briguer la direction du Parti libéral du Manitoba.
Robert Young est le premier candidat à se lancer dans la course depuis que le chef Jon Gerrard a déclaré en octobre dernier ne pas souhaiter se présenter aux prochaines élections.
Jon Gerrard est le seul député du Parti libéral qui s'est fait élire aux élections d'octobre 2011, alors que le Nouveau Parti démocratique de Greg Selinger a remporté la majorité des sièges.
Retour dans la province
Âgé de 52 ans, Robert Young s'est exilé hors de la province de l'année 2000 jusqu'à l'année dernière, à la suite du décès de son fils qui a péri lors des inondations de 1997.
L'adolescent de 14 ans a glissé dans une conduite souterraine connectée à l'égout municipal et s'est noyé.
Défis nombreux pour le futur chef
Le professeur de science politique de l'Université du Manitoba Paul Thomas estime que le Parti libéral est en situation précaire.
Comme il n'a pas franchi le seuil des 10 % des votes nécessaires pour que ses dépenses de campagne soient remboursées, le parti a une dette et a mis à pied du personnel.
Il a beaucoup de travail à faire sur le terrain et doit rebâtir une plateforme, ajoute le professeur.
Lors de leur congrès annuel en mai dernier, les libéraux ont rejeté une motion soutenue par le chef pour s'associer avec le Parti vert du Manitoba.
Les membres ont aussi décidé lors du congrès que le nouveau chef serait élu en octobre 2013.
M. Young soutient être conscient que le parti connaît de moins bon moment que lorsqu'il était l'oppostion officielle à la fin des années 1980 sous Sharon Carstairs, mais il souhaite redonner aux Manitobains une nouvelle voix.
La course à la direction n'est pas encore officiellement lancée par le parti qui doit se rencontrer en septembre pour établir les règles.
Le paysage politique change
Plus tôt cette semaine, le chef du Parti progressiste-conservateur, Hugh McFadyen, a annoncé par voie de communiqué qu'il quitterait la vie politique à la fin du mois de juillet.
Brian Pallister est le seul candidat en lice pour le remplacer.