Femmes autochtones disparues ou assassinées

Veillée en mémoire des femmes disparues ou tuées au Manitoba

Veillée devant le palais législatif du Manitoba, en mémoire des femmes autochtones disparues ou tuées dans la province Des centaines de personnes étaient à la veillée tenue mardi soir en mémoire des femmes autochtones disparues ou tuées au Manitoba. Une cérémonie similaire a également eu lieu à Ottawa.  Photo :  Gary Solilak

Des centaines de personnes ont répondu à l'appel des chefs autochtones manitobains à une cérémonie en mémoire des femmes disparues ou tuées dans la province, après l'arrestation du présumé meurtrier de trois femmes membres de Premières Nations.

Les participants ont brandi un grand nombre d'affiches faites à la main, à l'effigie de membres de leur famille portés disparus.

Les familles des trois victimes du présumé meurtrier Shawn Cameron Lamb étaient également présentes.

Les familles des victimes du présumé tueur de Winnipeg, Shawn Cameron Lamb Les familles des victimes du présumé tueur Shawn Cameron Lamb étaient présentes à la veillée.

L'homme de 52 ans, originaire de l'Ontario, mais qui a vécu en Alberta, en Colombie-Britannique et plus récemment à Winnipeg, est accusé des meurtres non prémédités de Tania Nepinak, 31 ans, Carolyn Sinclair, 25 ans et Lorna Blacksmith, 18 ans.

La dépouille de Mme Nepinak n'a pas encore été retrouvée.

Précédées d'un groupe de chanteurs et de percussionnistes autochtones, quelque 300 personnes ont marché à partir de l'angle des rues Broadway et Young jusqu'au palais législatif mardi soir.

Sur les marches du palais, le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba a réitéré sa volonté d'une enquête publique, mais cette fois d'envergure nationale.

Il a également réclamé que le gouvernement fédéral restaure le financement qu'il accordait à l'initiative « Sisters in Spirit », vouée à la recherche et à la collecte d'information statistique et expérientielle sur les cas de femmes disparues ou tuées.

Sisters in spirit était une initiative de l'Association des femmes autochtones du Canada, qui l'a transformée en programme de sensibilisation et d'intervention nommé « Evidence to Action ».

Le ministre de la Justice du Manitoba, Andrew Swan (gauche) et son homologue des Affaires autochtones et du Nord, Eric Robinson. Les ministres Swan et Robinson ont envoyé leurs pensées et leurs prières aux familles de Mmes Nepinak, Sinclair et Blacksmith, ainsi qu'aux proches de toutes les femmes disparues ou tuées.

En point de presse peu avant, le ministre provincial de la Justice, Andrew Swan et son homologue des Affaires autochtones et du Nord, Eric Robinson avaient écarté l'idée d'une enquête publique pour le moment.

M. Swan avait argué qu'il souhaitait ne pas « se mettre en travers d'une enquête criminelle ».