De jeunes garçons à la maternelle (archives)
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La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) étudie la possibilité d'offrir la prématernelle à temps plein dès septembre 2013 afin de mieux contribuer à la francisation des petits.
Depuis quelques années, de nombreux élèves qui arrivent à la maternelle n'ont pas une connaissance approfondie du français, remarque Jean-Viannay Auclair, sous-ministre adjoint du Bureau de l'éducation française du Manitoba.
La prématernelle en français de la DSFM viserait à franciser ces enfants plus tôt, ajoute-t-il, entres autres ceux issus de couples exogames.
Le directeur de la DSFM, Denis Ferré, avance aussi que l'intervention précoce dans l'apprentissage d'une langue est bénéfique et soutient que la DSFM étudie des modèles de prématernelles d'autres pays et de l'Ontario.
Au Manitoba, il existe déjà des prématernelles francophones, mais les places y sont limitées et elles se comblent vite. « Les parents appellent des mois et des mois avant pour se mettre sur une liste d'attente », témoigne Michelle Vesey, directrice de la prématernelle les Franco-Lions de l'École Lacerte de Winnipeg. Elle ne doute pas de l'intérêt des parents pour ce service.
La province appuie le projet de la DSFM mais n'a pas l'intention d'augmenter son financement.
Cette annonce du DSFM survient après que des parents se soient avoués inquiets, plus tôt cette semaine, de l'anglicisation des petits francophones dans les écoles françaises de la province.