Un comité de juristes décidera du sort de la juge Lori Douglas, impliquée dans un scandale sexuel.
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Le Conseil canadien de la magistrature enquête sur une nouvelle plainte portée contre la juge manitobaine Lori Douglas, dont la conduite fait déjà l'objet d'une enquête après que son mari avocat eut prétendument invité un client à avoir un rapport sexuel avec son épouse.
La seconde plainte est anonyme, mais sera étudiée aussi sérieusement que toute autre plainte, a toutefois précisé le directeur et avocat général principal du Conseil, Norman Sabourin.
M. Sabourin a refusé de détailler le contenu de la plainte anonyme.
La juge, chef adjointe aux affaires familiales de la Cour du Banc de la Reine du Manitoba, fait l'objet d'une plainte déposée par Alexander Chapman, à propos d'une affaire qui remonte à 2003.
Mme Douglas a demandé à être provisoirement relevée de ses fonctions en 2010, après que son nom fut mentionné dans le scandale sexuel.
M. Chapman soutient que son ancien avocat lui a offert de coucher avec sa femme, alors avocate dans le même cabinet que son mari. Il lui aurait également montré des photos pornographiques sur Internet mettant en scène la juge.
Une instruction préliminaire aura lieu samedi, dans une cour fédérale de Winnipeg, afin de déterminer les intervenants qui comparaîtront devant le comité d'enquête de la magistrature, lequel examinera la plainte.
Entente de confidentialité
M. Chapman avait accepté à l'époque de signer une entente de confidentialité en échange de 25 000 $.
Sept ans plus tard, à l'été 2010, M. Chapman déposait cependant une plainte formelle devant le Conseil canadien de la magistrature, à l'endroit de Lori Douglas, son mari, et le cabinet d'avocats Thompson Dorfman Sweatman pour lequel le couple travaillait au moment des faits.
Alexander Chapman avait également déposé une plainte contre Me King auprès du Barreau du Manitoba et intenté trois poursuites distinctes totalisant 67 millions de dollars.
Une première poursuite de 7 millions de dollars, qui visait la juge, et une autre de 50 millions de dollars intentée contre la firme Thompson Doftman Sweatman, ont été abandonnées par M. Chapman. Il avait été débouté à la mi-novembre pour sa troisième poursuite, chiffrée à 10 millions de dollars, qui visait le mari de la juge, Jack King.
Le juge de la Cour du Banc de la Reine avait alors soutenu que M. Chapman n'avait pas le droit de poursuivre Me King alors qu'il avait signé une entente de confidentialité et promis de ne pas porter plainte contre l'avocat et ses partenaires.
En mars 2011, Jack King a plaidé coupable à des accusations d'abus de confiance, de harcèlement sexuel et de conflit d'intérêts, devant la Société du Barreau du Manitoba.