Brian Sinclair (archives)
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CBC
Deux avocats du gouvernement du Manitoba et deux avocats de l'Office régional de la santé ont tenté lundi de convaincre un juge de la Cour du Banc de la Reine de retirer une partie de la poursuite qu'intente la famille de Brian Sinclair. La cour a pris la cause en délibéré.
M. Sinclair est mort en 2008 après avoir attendu 34 heures à l'urgence d'un hôpital de Winnipeg. Le médecin légiste avait indiqué que la mort de Brian Sinclair aurait pu être évitée si l'infection sanguine qui a causé sa mort avait pu être traitée à temps.
Sa famille allègue qu'il y a eu discrimination, violation de la confidentialité et nuisance publique, ce que réfutent les autorités. C'est pourquoi les avocats veulent que ces allégations soient rejetées.
Les avocats de la famille Sinclair soutiennent que la Charte canadienne des droits et liberté a été violée lorsque Brian Sinclair n'a pas reçu de soins. Cependant, les avocats de la province et de l'Office régional de la santé ne l'entendent pas ainsi. Selon eux, la Charte ne peut pas être invoquée, entre autres, parce que le patient est maintenant décédé.
Robert Sinclair, le frère de Brian Sinclair, affirme qu'il est frustrant d'entendre qu'une personne qui meurt à l'hôpital, à cause de l'hôpital, n'a plus de droits une fois qu'elle est morte.
Une professeure de droit à l'Université d'Ottawa, Martha Jackman, estime que la famille Sinclair a peu de chance de gagner sa cause. Elle explique que le manque de jurisprudence relatif à l'invocation de la Charte des droits et liberté pour des torts commis envers un tiers rend la situation encore plus complexe.
Par ailleurs, l'Office régional de la santé de Winnipeg a versé un chèque de 110 000 $ aux membres de la famille Sinclair en guise de compensation et de reconnaissance des dommages qu'ils ont subis.
Une autre démarche judiciaire dans cette affaire, concernant la négligence, est toujours en cours.