Services policiers : entente entre Lorette et Sainte-Anne au Manitoba

Affiche indiquant « police de Sainte-Anne ».

Le village de Lorette espère obtenir plus de visibilité et de présence policière grâce à l'entente conclue avec Sainte-Anne pour des services de police complémentaires à ceux offerts par la GRC.

Les deux communautés du sud-est du Manitoba étaient en négociations depuis plusieurs mois pour revoir les ententes territoriales de services de police.

Actuellement, la GRC, basée à Saint-Pierre-Jolys, est responsable de la municipalité de Taché dont fait partie le village de Lorette. Mais en raison de la distance, les délais de déplacements rendent la présence quotidienne moins constante.

« Je pense qu'il y a beaucoup des petits villages comme nous ici à Lorette où le gendarme vient de Saint-Pierre et c'est très difficile », affirme Ross Deschambault, conseiller municipal de Taché.

La police de Sainte-Anne ne serait toutefois pas dépêchée sur place en cas d'urgence. Cela relèvera toujours de la GRC, malgré les 40 minutes de déplacement pour se rendre au village.

Le conseiller municipal n'y voit toutefois pas d'inconvénient.

« Je pense que si on amène des polices de Sainte-Anne pour les autres cas comme la vitesse au volant, les règlements municipaux, ça leur donne beaucoup plus de temps », opine M. Deschambault.

Par le passé, la municipalité de Sainte-Anne éprouvait des difficultés quant à la rétention de son personnel policier. La situation est désormais révolue, selon le chef de police Marc Robichaud.

« On a du personnel en attente pour occuper les postes à créer », assure-t-il.

Pour concrétiser l'entente, un accord entre la province et la police locale de Sainte-Anne est nécessaire.

Même si elle n'a pas encore reçu la proposition des municipalités, la province affirme qu'elle est ouverte à entamer des discussions.

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