Ray Masson, le président de la Société nationale des survivants des pensionnats autochtones, Ted Quewezance et Mike Cachagee, porte-parole.
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Catherine Dulude
Des victimes des pensionnats autochtones auraient été abusées par des avocats peu scrupuleux, selon la Société nationale des survivants des pensionnats autochtones qui revendique que soit réexaminé l'accord conclu avec le gouvernement en mai 2006.
L'association, mise sur pied par des survivants de ces pensionnats en 2004, a demandé jeudi un rapport indépendant sur la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, entrée en vigueur en septembre 2007.
Le porte-parole de la Société nationale des survivants des pensionnats autochtones, Ted Quewezance, éprouve du dégoût et du découragement, déclare-t-il.
Il accuse des avocats défendant les victimes des pensionnats autochtones d'être seulement attirés par l'appât du gain.
Selon lui, le processus de dédommagement prévu par la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens est très attrayant pour les avocats peu scrupuleux.
Ted Quewezance, tout comme le président-directeur général de Société du Barreau du Manitoba, Allan Fineblit, encourage les personnes qui auraient été abusées par leur avocat à prendre contact avec le barreau de leur province.
Toute modification au pourcentage perçu par les avocats devait être approuvée par le secrétariat d'adjudication. Au Manitoba, un avocat a été suspendu pour 60 jours par la Société du Barreau du Manitoba, le 25 janvier 2012. Son audience aura lieu à la fin du mois de février.
Ce dernier met en cause l'ignorance. « J'ignorais que le gouvernement pouvait intervenir dans le processus de paiement des frais d'avocat », a expliqué Howard Tennenhouse.
Plusieurs plaintes
Au pays, une quinzaine de personnes ont porté plainte contre six avocats pour leur manque de scrupules et, dans certains cas, pour le traitement des causes.
La Commission de vérité et de réconciliation n'a pas voulu commenter la situation.
Les personnes insatisfaites de leur traitement ont jusqu'au 19 septembre 2012 pour porter plainte en remplissant un formulaire sur le site du ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien.
Selon la Société nationale des survivants des pensionnats autochtones, qui représente près de 32 000 victimes des pensionnats dans tout le pays, ils seraient plusieurs centaines à correspondre au profil.