Les résidents de Saint-Laurent estiment que la construction du canal d'urgence ne suffit pas à faire baisser le niveau du lac Manitoba.
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André Dalencour
La question des inondations préoccupe les citoyens de Saint-Laurent, tout comme les représentants des municipalités, qui en ont discuté jeudi, au dernier jour du congrès de l'Association des municipalités du Manitoba (AMM) qui se tenait à Brandon.
Des résidents de Saint-Laurent affirment que le canal d'urgence creusé entre le lac Saint-Martin et le lac Winnipeg dans le but de faire baisser le niveau du lac Manitoba n'est guère efficace.
« Soyez patients », leur a répondu le ministre responsable des mesures d'urgence, Steve Ashton.
Le canal, qui a coûté 100 millions de dollars, est entré en activité depuis moins d'un mois. Selon le ministre, il faut du temps pour que le niveau des eaux descende. Selon M. Ashton, le lac Manitoba sera à son niveau normal début 2012.
Au congrès de l'AMM, certains ont estimé qu'il faudrait construire un second canal afin d'accélérer la décrue. La province avait d'ailleurs évoqué la possiblilité de construire un deuxième canal en juillet dernier, au coût de 60 millions de dollars.
Depuis le 14 novembre, le niveau du lac a seulement baissé d'un centimètre et demi. « Même si le niveau du lac diminuait de 30 cm cet hiver, il resterait au dessus de son niveau de crue, ce qui est inacceptable », affirme une conseillère de la municipalité rurale de Woodland, Ila Buchanan.
Les résidents de Saint-Laurent trouvent également cette situation inacceptable. « Le gouvernement s'en fout », affirme Marcelle Combot-Lavallée, qui pour rien au monde ne voudrait revivre de telles inondations.
Le gérant du magasin Gratton, Paul Belair, est frustré. Cela fait six mois que la famille, qui compte quatre enfants, ne peut rentrer chez elle. Pour couronner le tout, son commerce bat de l'aile.