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Photo: iStock |
À l'approche de la rentrée scolaire, une nouvelle étude américaine sur le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité révèle que l'on prescrit inutilement jusqu'à 500 millions de dollars en médicaments pour des enfants qui n'en ont pas besoin.
Selon l'étude de l'Université Michigan State, presque un million d'enfants aux États-Unis ont été potentiellement mal diagnostiqués comme souffrant de ce syndrome. Le mois de naissance d'un enfant pourrait jouer un rôle dans la pose d'un diagnostic erroné, selon les chercheurs.
Les écoliers les plus jeunes de leur classe - et donc les plus immatures - sont 60 % plus à risque de recevoir un diagnostic positif, selon les chercheurs, qui ont suivi 12 000 enfants. Dans une seule classe de maternelle par exemple, il peut y avoir des jeunes qui ont jusqu'à 12 mois de différence.
Ces enfants qui souffrent d'inattention et d'impulsivité reçoivent souvent un diagnostic de trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (ou TDAH), un syndrome d'origine neurologique, plus accentué chez les garçons que chez les filles, et généralement diagnostiqué entre 4 et 6 ans.
Au Canada, le TDAH est diagnostiqué auprès de 3 à 5 % des enfants chaque année. Une situation qui entraîne parfois l'emploi thérapeutique de médicaments.
Les commissions scolaires attendent souvent jusqu'à la deuxième année du primaire avant de poser un diagnostic définitif, précise la directrice des services aux élèves à la Divisision scolaire franco-manitobaine, Jacqueline Gosselin.