110 millions pour lutter contre le diabète

la ministre canadienne de la Santé, Leona Aglukkaq (archives) La ministre canadienne de la Santé, Leona Aglukkaq (archives)   © PC/Patrick Doyle

La ministre fédérale de la santé, Leona Aglukkaq, était de passage mercredi matin dans la réserve de Long Plain, située à 115 km à l'ouest de Winnipeg.

La ministre fédérale de la santé annonce la reconduction d'un programme de prévention et de promotion d'habitudes de vie saines.

Elle y a annoncé la reconduction de l'Initiative sur le diabète chez les Autochtones (IDA) pour les deux prochaines années.

Santé Canada investira ainsi 110 millions de dollars dans des programmes de sensibilisation et de dépistage, de prise en charge de la maladie, ainsi que de promotion de modes de vie sains.

Ce programme, qui existe depuis 1999, vise à réduire le diabète de type 2, causé par le surpoids, une alimentation trop riche et le manque d'activité physique.

« Notre gouvernement maintient son engagement à réduire la prévalence du diabète de type 2 et de ses complications au sein de la population autochtone. L'IDA appuie une gamme d'activités de promotion de la santé, de prévention, de dépistage et de soins adaptées aux besoins et à la culture des communautés », a affirmé la ministre Aglukkaq.

Changer les habitudes

Les Autochtones sont de trois à cinq fois plus touchés par le diabète que le reste de la population. Les complications liées au diabète peuvent être graves. Cette pathologie peut engendrer des problèmes de coeur, de reins, et aller jusqu'à toucher la vue. Dans certains cas, une perte de la sensibilité dans les doigts ou les orteils peut s'aggraver et mener à une amputation.

Le seul remède, selon Santé Canada, est de changer les habitudes de vie. L'IDA promeut les cuisines collectives, les jardins communautaires et les activités physiques. En plus de cibler les jeunes, l'Initiative vise la prise en charge du diabète avant et durant la grossesse.

Une partie des 110 millions affectés à cette initiative sera destinée à la formation des travailleurs communautaires, afin qu'ils soient capables de participer au dépistage du diabète et à la prise en charge des malades.

« C'est l'offre alimentaire des réserves qu'il faudrait changer parce que, souvent, il s'avère plus difficile d'acheter des fruits frais qu'un sac de chips. » — Corissa Dyck, infirmière communautaire

« Il faut revenir aux habitudes que nous avions auparavant, comme cultiver son jardin, manger des légumes frais et rester actif », a souligné Ron Evans, le grand chef de l'assemblée des chefs du Manitoba.

Dans la réserve de Long Plain, on est sur le bonne voie : un nouveau terrain de baseball vient d'être inauguré, et la population dispose déjà d'un jardin communautaire.