Poursuite contre la Ville, la police et Taser

Pistolet Taser X26 Pistolet Taser. (archives)

Sharon Shymko poursuit la Ville de Winnipeg, son service de police, ainsi que la compagnie Taser International.

La mère d'un jeune homme mort en 2008 après avoir reçu une décharge de pistolet électrique entend obtenir compensation.

La mère de Michael Langan, décédé à l'âge de 17 ans, après avoir reçu une décharge de pistolet électrique,cherche à obtenir une compensation financière dont le montant n'est pas dévoilé, selon les documents de la cour.

En juillet 2008, alors que les policiers recherchaient un homme soupçonné de vol dans un véhicule, ceux-ci ont administré une décharge de pistolet Taser à l'adolescent qui succombera plus tard à l'hôpital.

Mme Shymko justifie sa décision d'engager des poursuites en invoquant que les policiers ont choisi l'option la plus facile en utilisant le pistolet électrique. La police avait alors expliqué que le jeune homme avait brandi un couteau et que le policier avait dû recourir à l'arme Taser pour le maîtriser.

Brandir un couteau n'est pas une menace assez sérieuse pour justifier l'emploi de ce pistolet, selon la mère du jeune homme. Elle souligne que le crime dans lequel son fils était soupçonné d'avoir participé n'était pas violent et clame que la police a utilisé une force excessive.

Elle estime que la Ville de Winnipeg, la police et la compagnie Taser International ont agi par négligence, selon les documents en cour.

L'affaire avait causé une onde de choc parce que le jeune homme était la première victime d'une arme Taser au Manitoba. La famille avait crié au racisme, car le jeune homme était d'origine Métis. Les associations autochtones avaient demandé une enquête publique, mais la province avait conclu qu'une telle enquête n'était pas nécessaire.

À la suite de cet événement, le service de police de Winnipeg avait ordonné, en décembre 2008, l'abandon immédiat de l'utilisation de tous les pistolets à décharge électrique Taser fabriqués avant le 1er janvier 2006. Cependant, la police avait indiqué que le modèle utilisé contre Michael Langan ne faisait pas partie du lot.

Quant au fabricant de ces armes, Taser International, il avait émis de nouvelles instructions pour leur utilisation, en septembre 2009.