Le gouvernement annule la décision de justice

Vince Li L'accusé, Vince Li. (archives)   © PC/John Woods

Le comité de révision du Code pénal du Manitoba accorde des sorties escortées au responsable de la décapitation d'un jeune homme en 2008. Le gouvernement révoque cette décision.

Le gouvernement provincial fait volte-face et intervient dans le dossier Vince Li. Ce dernier vient de se voir accorder une marche limitée à 15 minutes au début pour augmenter progressivement jusqu'à une heure, deux fois par jour, selon la décision écrite, rendue jeudi par le comité de révision du Code pénal du Manitoba.

Le comité de révision a émis comme condition que l'homme soit accompagné de deux membres du personnel de l'établissement équipés de talkies-walkies ou d'un cellulaire.

L'établissement psychiatrique où est interné Vince Li depuis qu'il a été reconnu non criminellement responsable de la mort, en 2008, de Tim Mc Lean n'est pas clôturé. À compter de lundi prochain, Vince Li aurait eu le droit de sortir de l'aile de médecine légale de l'hôpital psychiatrique de Selkirk.

Cette décision va à l'encontre de la sécurité du public et mine la confiance des Canadiens envers le système juridique, a estimé, jeudi, le ministre provincial de la Justice, Andrew Swan. C'est pourquoi, contrairement à ce qu'il a affirmé plus tôt cette semaine, il a décidé d'intervenir dans ce dossier et de casser la décision du comité de révision .

Vince Li sera confiné à l'intérieur de l'établissement psychiatrique jusqu'à ce que des mesures de sécurité additionnelles soient établies, a-t-il assuré, sans préciser de quelles mesures il pourrait s'agir. Il laisse à l'hôpital psychiatrique de Selkirk le soin de les établir. Cependant, le ministre de la Justice devra en être satisfait avant que Vince Li ne puisse sortir.

Plus tôt, cette semaine, Andrew Swan avait pourtant déclaré qu'il ne s'immiscerait pas dans les affaires du comité de révision du Code pénal du Manitoba. Les conservateurs avaient quant à eux réclamé que l'homme soit transféré dans une institution clôturée dans une autre province.

Lors de procès de Vince Li, des preuves psychiatriques ont révélé qu'il était schizophrène et souffrait d'un épisode psychotique lorsqu'il a poignardé et décapité le jeune homme dans un autocar près de Portage la Prairie.

Un comité de révision étudie son état de santé tous les ans et peut décider de l'interner ou de lui permettre de réintégrer la société. Lors d'une audience lundi, il avait reporté sa décision.

Selon le ministre Swan, le Code pénal doit être révisé pour qu'une décision comme celle-là ne se répète plus dans des cas similaires.