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Manitoba Bilinguisme

Les anglophones bilingues deviennent rares

Mise à jour le vendredi 26 juin 2009 à 11 h 16

Bilinguisme

(archives)

Même s'il y a une hausse des inscriptions dans les programmes d'immersion au Canada, les anglophones se disent de moins en moins bilingues. Trouver des anglophones pour pourvoir des postes bilingues représente donc un défi de taille, notamment pour pourvoir les postes dans la fonction publique.

Selon Statistiques Canada, la proportion d'anglophones de 15 à 19 ans qui se disent bilingues est passée de 16,3 % à 13 % entre 2001 et 2006, et ce, même si le nombre d'élèves en immersion augmente d'année en année.

Toutefois, cette réalité n'inquiète pas le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, qui comprend les limites des programmes d'immersion. « C'est sûr qu'on ne sort pas d'une école d'immersion avec la même maîtrise du français que quelqu'un qui sort d'une école française », dit-il.

Ce qui préoccupe M. Fraser, c'est plutôt le nombre décroissant d'anglophones qui peuvent travailler dans des postes bilingues. Dans la fonction publique canadienne, où 40 % des postes sont bilingues, il manque 5000 personnes pour combler les besoins.

Le Commissariat aux langues officielles souhaite donc régler ce problème en sommant les universités de collaborer. Le fédéral veut inciter les universitaires à poursuivre leur éducation en français au-delà du programme d'immersion.

« On identifie le postsecondaire comme une cible en partie, parce qu'il y a un trou qui existe entre le marché du travail et le secondaire », explique Graham Fraser.

Celui-ci voudrait que les universités offrent plus de programmes d'échange. Ainsi, après avoir complété leur programme d'immersion, davantage de jeunes auraient l'occasion d'approfondir leur connaissance de la langue dans un milieu francophone qui dépasse les limites des murs d'une salle de classe.

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