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Manitoba Sécurité biologique

La faiblesse du contrôle

Mise à jour le jeudi 14 mai 2009 à 14 h 52

Centre scientifique canadien de santé humaine et animale

Le Laboratoire national de microbiologie se trouve au Centre scientifique canadien de santé humaine et animale à Winnipeg.

La consultante Mary Ellen Kennedy critique le Canada pour son laxisme entourant la sécurité biologique en laboratoire. Elle avance que le fédéral ne respecte pas les normes nationales et internationales en la matière.

Mme Kennedy, qui conseille l'Organisation mondiale de la santé depuis qu'elle a pris sa retraite de Santé Canada, estime que le vol d'échantillons par un ex-employé du Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg, en janvier dernier, est un exemple des lacunes en sécurité au pays.

Ce n'est que dernièrement que cette affaire a été rendue publique, lorsque Konan Michel Yao, un ancien chercheur, a été arrêté à la frontière américaine pour avoir tenté d'introduire illégalement du matériel biologique aux États-Unis. Le 5 mai, il aurait tenté de passer le poste de douanes de Pembina, au Manitoba, avec deux douzaines d'échantillons dérobés au Laboratoire national de microbiologie.

La consultante en sécurité biologique précise que lorsqu'un employé quitte un laboratoire un décompte de tout le matériel qu'il a utilisé devrait être effectué. Mme Kennedy ajoute que depuis des années, elle exhorte le gouvernement fédéral d'améliorer le contrôle sur l'utilisation des microorganismes et de biotechnologies, surtout ceux qui peuvent être utilisés de manière malveillante.

Améliorer la sécurité

Par ailleurs, les autorités de la santé ont indiqué que les mesures de sécurité seront revues au Laboratoire de Winnipeg à la suite de l'arrestation d'un ex-employé. D'après l'Agence canadienne de santé publique, les échantillons ne présentaient aucun danger. Konan Michel Yao n'aurait jamais eu accès aux bactéries pathogènes du laboratoire.

Le chercheur avait obtenu une bourse de recherche et il travaillait au laboratoire de Winnipeg sur le développement d'un vaccin contre le virus Ebola et le VIH. Il aurait affirmé aux douaniers vouloir transporter le matériel au Maryland, parce qu'il ne voulait pas reprendre ses recherches à zéro à son nouvel emploi aux États-Unis.

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