©
Ruth Bonneville
Les 500 détenus de la prison fédérale à sécurité moyenne de Stoney Mountain, située à 25 kilomètres au nord de Winnipeg, ont été placés en isolement cellulaire pour plusieurs jours à la suite de la violente altercation, samedi soir, impliquant une centaine d'individus.
Un prisonnier de l'établissement, situé au nord de Winnipeg, repose dans un état critique et trois autres sont gravement blessés à la suite d'une violente insurrection survenue samedi soir.
La GRC et les services correctionnels poursuivent leur enquête et aucune accusation n'a encore été déposée.
L'altercation a débuté vers 20h30 samedi soir dans une des ailes du pénitencier. Des matelas avaient été placés de manière à empêcher le personnel d'apercevoir ce qui se passait dans l'aile de la prison qui regroupe une centaine de détenus. Les négociations ont duré toute la nuit pour mettre fin à l'insurrection.
Six détenus ont été transportés à l'hôpital. Deux d'entre eux sont de retour derrière les barreaux. Le personnel correctionnel n'a pas été visé par les actes de violence.
Un porte-parole du syndicat des gardiens de prison a indiqué que l'émeute aurait pu avoir des conséquences plus sérieuses si le personnel n'avait saisi des armes lors de la fouille des cellules au début de l'année. Il a indiqué que le pénitencier de Stoney Mountain est une véritable poudrière, car le centre de détention accueille des prisonniers qui devraient être incarcérés dans un établissement à sécurité maximale. Mais ce type d'établissement n'existe pas au Manitoba.
Le criminologue et président de l'Office des droits des détenus, Jean-Claude Bernheim, ne croit pas que la surpopulation carcérale ou les conditions de vie au pénitencier de Stoney Mountain soient à l'origine de l'émeute. Il croit plutôt qu'il s'agit d'un règlement de compte entre gangs rivaux.