La rivière Rouge (archives)
Des pénuries d'eau douce pourraient menacer l'économie canadienne et créer des conflits entre les provinces.
C'est ce que conclut un rapport interne d'Environnement Canada rédigé en décembre dernier. Ce document souligne que les changements climatiques et l'augmentation de la population mèneront à un épuisement de l'eau douce.
La question d'une probable pénurie d'eau douce ne date pas d'hier, mais selon Alain Mailhot, chercheur et spécialiste en hydrologie à l'institut national de la recherche scientifique de Québec, les changements climatiques exacerbent le problème.
Actuellement, le Canada compte 20 % de l'approvisionnement mondial en eau douce, mais seulement 7 % de cette quantité est renouvelable.
Pour Alain Mailhot, la gestion et la concertation doivent être rapidement privilégiées: « On doit arriver à assurer une meilleure gestion de notre eau pour assurer une pérennité de cette ressource à moyen et à long terme. Et tout débat, quel qu'il soit, va en soi braquer un peu les projecteurs sur cette question-là. Un débat à l'échelle nationale, c'est tant mieux. »
Ce rapport invite aussi le gouvernement fédéral à adopter un rôle plus direct quant à sa gestion de l'eau douce au pays.
De son côté, le porte-parole du Parti libéral sur la question de l'eau, Francis Scarpaleggia, croit qu'Ottawa devrait se doter d'un ministère de l'Eau pour se concentrer spécifiquement sur cet enjeu.
Une démarche qui existe déjà au Manitoba, puisque le gouvernement Doer compte un ministère de la Gestion des ressources hydriques.