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 | Toxicité de l'environnement près de l'usine Magnola : les risques sont minimes |  |  |  |  | Mise à jour le mercredi 8 juin 2005, 11 h 42 . |  |

Une étude visant à déterminer l'impact dans l'environnement des rejets de contaminants utilisés à l'usine Magnola d'Asbestos conclut que les risques pour la santé des citoyens sont minimes.
Les résultats de cette étude, réalisée par une équipe menée par le professeur de biologie Jules Blais de l'Université d'Ottawa, ont été présentés mardi soir à une trentaine de citoyens d'Asbestos.
Entre 1999 et 2002, l'équipe du professeur Blais, en collaboration avec les chasseurs de la région, a tenté de déterminer l'impact des rejets d'organochlorés de l'usine Magnola en étudiant le foie de 125 chevreuils. L'étude avait pour objectif d'analyser les taux de BPC et de dioxines-furanes présents dans un échantillonage de cervidés retrouvés à des distances de 5, 10 et 30 kilomètres de l'usine de Magnola.
Les chercheurs ont ainsi noté une augmentation des quantités de BPC, de dioxines-furanes et de certains autres organochlorés, mais les quantités, disent-ils, sont loin d'être suffisantes pour être nocives.
« Même avec le chevreuil qui était le plus contaminé de notre échantillon, on peut manger trois repas par semaine et on ne dépassera pas la limité émise par l'Organisation mondiale de la santé », a expliqué Jules Blais.
Selon le professeur Blais, cette augmentation des contaminants n'est d,ailleurs décelable qu'à proximité de l'usine. « Les chevreuils qui ont été attrapés à moins de cinq kilomètres étaient les plus contaminés. Après cinq kilomètres, c'était impossible de voir une différence entre 1999 et 2002. »
Certains citoyens qui demeurent dans un rayon de deux kilomètres de l'usine Magnola, maintenant fermée, restent inquiets. « J'ai des chevreuils en face de chez nous. Si les chevreuils sont contaminés, mes moutons sont sûrement contaminés eux aussi! », raisonne Arlène Fillion, propriétaire d'une ferme laitière.
Daniel Green de la Société pour vaincre la pollution estime que les résultats obtenus prouvent la responsabilité de Magnola dans la contamination de l'environnement.
« Si l'usine avait continuer d'opérer, les chevreuils auraient été progressivement contaminés jusqu'à atteindre un seuil non-comestible », dit-il. « L'usine ne peut pas enlever les dioxines, alors il faudrait qu'elle compense en créant un fonds environnemental pour la région. Le pollueur doit payer! », croit M. Green.
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