
 | Pascal Wurfel et sa fille Laétitia
| La RAMQ préfére-elle guérir plutôt que prévenir? À Drummondville, es parents d'une jeune diabétique de 12 ans, Laétitia Wurfel-Laroche, croient que oui. La Régie de l'assurance-maladie du Québec refuse de les aider à défrayer les coûts d'une pompe à insuline pourtant vitale à la santé de leur fille. Grâce à cette pompe, qui agit comme un pancréas mécanique, la jeune fille, qui souffre d'un diabète de type 1 depuis cinq ans, mène une vie normale depuis deux mois. Le fardeau des injections quotidiennes d'insuline est terminé.
 | La pompe à insuline agit comme un pancréas mécanique
| Cette qualité de vie a toutefois un prix : 6500 $ pour la pompe plus 3000 $ en médicaments et en accessoires pour la faire fonctionner chaque année. Constatant que leur assurance ne défraie que 10 000 $ à vie, le père de la jeune fille, Pascal Wurfel a fait appel à la RAMQ, mais sans succès. « Quand j'ai rejoint quelqu'un à la RAMQ, on m'a dit : " pensez-vous pas que c'est un luxe? Parce que, de toute façon, on paiera tout ce qui va arriver à votre fille par la suite. Si elle a besoin de dialyse on va payer, si elle a besoin de transplantation de rein, de prothèse pour un membre amputé, un chien si elle devient aveugle, il n'y aura pas de problème ". Sauf qu'on voudrait évier que ça arrive jusque-là! », s'exclame-t-il.
 | Laétitia Wurfel-Laroche
| En France et au Manitoba, mais pas au Québec... La mère de Laétitia, Karine Laroche, se dit pour sa part choquée de la réaction de la Régie. « En France, le gouvernement paie pour cette pompe et je ne comprends pas cette mentalité de guérir plutôt que de prévenir. » Selon Diabète Québec, une centaine de Québécois utilisent actuellement une pompe à insuline. Le directeur général de l'organisme, Serge Langlois, croit d'ailleurs qu'il s'agit d'une solution que le gouvernement à tout avantage à considérer.
 | Serge Langlois de Diabète Québec
| « On devrait éviter les complications qui coûteront cher à l'État et prendre la solution qui fonctionne le mieux et à moindre coût », dit-il. « Pour les gens qu'on ne peut traiter de façon traditionnelle, on pourrait essayer les pompes. Si ça fonctionne, ils vont se remettre à travailler pis ils vont rembourser [l'État] par leurs impôts. » Pour le moment, le gouvernement du Québec étudie actuellement l'efficacité de ces pompes. Impossible toutefois de dire si les diabétiques québécois y auront un jour accès gratuitement, comme c'est le cas au Manitoba.
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