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Les apiculteurs québécois au bord du gouffre
Mise à jour le lundi 15 septembre 2003, 18 h 09 .


Francis Labonté

Les temps sont durs pour les apiculteurs québécois, après qu'un virus, le varoa, eut décimé 50 % des 35 000 ruches du Québec.

Certains anticipent même que l'industrie apicole pourrait s'effondrer si la situation ne se rétablit pas facilement.

Francis Labonté, par exemple, essaie encore de préserver son gagne-pain. L'apiculteur de Victoriaville dit avoir perdu beaucoup de ruches et d'argent jusqu'ici.

Le virus varoa a anéanti 3200 de ses 4000 ruches, de sorte que M. Labonté dit avoir perdu 500 000 $ jusqu'à présent, sans compter la valeur des ruches et du miel qui n'a pas été vendu.

M. Labonté déplore qu'Ottawa ait tardé à autorisé l'utilisation d'un acaricide particulier. « Si nous avions pu l'utiliser un an plus tôt, nous n'aurions presque pas de perte », dit M. Labonté.

Le Canada avait pourtant sommé d'agir rapidement lors d'une conférence internationale tenue à San Francisco en 1999.

Les gouvernements appelés à l'aide
Entretemps, l'inquiétude règne aussi à la Fédération des apiculteurs du Québec, qui demande l'aide des gouvernements. « Si on ne fait rien, l'industrie va disparaître », prévient son président, Denis Pellerin.

Denis Pellerin

« Il faut un signal clair pour dire que l'industrie est là pour rester, dit-il. Si on n'envoie pas de signal d'encouragement clair aux producteurs, il n'y a pas que les producteurs qui se découragent, mais aussi le gérant de banque avec qui ils ont des prêts. »

M. Pellerin voudrait que les gouvernements viennent en aide aux apiculteurs, afin que le Québec retrouve ses 35 000 ruches.

Il ajoute que cette aide est particulièrement souhaitable étant donné que les demandes en pollinisation pour les bleuets et les canneberges sont plus fortes que jamais.




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