Frais accessoires: le sujet continue de faire jaser en Estrie

Une quarantaine de personnes atteintes de dégénérescence maculaire se sont rencontrées samedi à Sherbrooke, pour discuter des frais accessoires dans le système de santé.

La dégénérescence maculaire liée à l'âge est causée par l'éclatement de minuscules vaisseaux sanguins de la macula, une petite surface de la rétine qui assure la qualité de la vision centrale de l'oeil. Sa dégradation entraîne une perte d'autonomie. Cette maladie se traite avec le Lucentis, un médicament qui ralentit la progression du phénomène.

Longue bataille

L'association québécoise de la dégénérescence maculaire s'est longtemps battue pour que les injections soient remboursées par la Régie de l'assurance maladie. Ces injections, qui doivent avoir lieu de six à douze fois par année, coûtaient plus de 200 dollars par oeil en clinique privée jusqu'en juillet 2011. Après une longue bataille, les coûts ont été diminués à 78 dollars et ils sont maintenant remboursables par la Régie de l'assurance maladie du Québec.

La bataille n'est pas terminée pour autant. Un recours collectif permettant de rembourser rétroactivement tous les frais accessoires déboursés depuis 2008 est sur le point de se régler.

Le PQ veut changer la donne

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a annoncé récemment qu'il souhaite régler le dossier des frais accessoires facturés aux patients en clinique privée. Il travaille sur la possibilité d'éliminer plusieurs de ces frais.

L'annonce suscite des appuis mais également des interrogations, notamment de la part de la Fédération des médecins généralistes et de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.