Accusée du meurtre de son fils, Nancy Landry est jugée apte à subir son procès

Les explications de Brigitte Marcoux

La Commission d'examen des troubles mentaux a déclaré que Nancy Landry, accusée du meurtre de son fils de trois ans, était apte à subir son procès.

La femme de 38 ans est soupçonnée du meurtre au premier degré de son fils de trois ans, Nathan Garneau.

Les événements qui sont reprochés à l'accusé remontent au mois de février 2011, moment où un enfant de trois ans, Nathan Garneau, avait été retrouvé sans vie dans une résidence de la rue Léo-Laliberté à Sherbrooke.

Huit mois auront été nécessaires pour en arriver à une arrestation dans ce dossier parce que le Service de police de Sherbrooke devait attendre les rapports toxicologiques du Laboratoire de police scientifique.

Depuis, elle était détenue où les évaluations psychiatriques se sont enchaînées. Jusqu'à ce jour, Nancy Landry avait toujours été jugée inapte

L'avocate de l'accusée, Me Mia Mannochio a été prise par surprise par cette décision et songe à la porter en appel. « On me dit que Mme Landry peut communiquer. On va surtout vérifier si elle comprend tout ce qu'il se passe. On verra ce qu'elle décidera sur son aptitude à comparaître. Si on fait cette demande, il faudra aller en Cour supérieure sinon, on procède de façon ordinaire en vue du procès », dit-elle.

Pour le père de la victime, cette décision est un réel soulagement. « C'est long. Je vais pouvoir passer à autre chose. J'ai hâte d'avoir des réponses à mes questions, sur ce qu'il s'est passé réellement. Si je veux passer à autre chose, il faut aller de l'avant », croit Éric Garneau.

En attendant la suite des procédures, Nancy Landry doit continuer à suivre un traitement et à demeurer dans une résidence supervisée.

Un interdit de publication nous empêche de dévoiler la teneur des propos tenus lors de l'audience de la Commission d'examen des troubles mentaux.