Le ministre Hébert rencontre les ambulanciers en grève

Entrevue avec le ministre de la Santé, Réjean Hébert

Les ambulanciers québécois affiliés à la CSN, en grève depuis le 24 décembre dernier, ont obtenu une rencontre avec le ministre de la Santé, Réjean Hébert. Ce dernier a annoncé lundi que les négociations vont reprendre mercredi.

« Je leur ai dit que notre marge de manoeuvre est limitée, mais qu'il y en a une et que nos équipes de négociations ont un mandat et les discussions à la table ont pour but d'arriver à un accord.avec les ambulanciers le plus rapidement possible », a dit le ministre à l'issue d'une rencontre avec des représentants des ambulanciers.

Il l'a d'ailleurs décrite comme très sereine, très courtoise et sans animosité. Il a ajouté que les moyens de pression des ambulanciers sont tout à fait légitimes et qu'ils n'affectent pas les malades, mais plutôt les structures administratives.

Le ministre a précisé qu'un accord est peu probable mercredi, compte tenu de la complexité de certains aspects de la négociation, comme le régime de retraite.

Il a dit être disposé à parler des paliers de salaire dans le cadre financier du gouvernement.

Une vingtaine d'ambulanciers manifestaient lundi à Sherbrooke devant le bureau de circonscription du ministre pour dénoncer l'absence de convention collective depuis 3 ans.

Une première manifestation a eu lieu à Montréal, dimanche, et d'autres se tiendront à Saguenay et sur la Côte-Nord. Une dernière manifestation est prévue à Québec le 11 janvier prochain.

Les ambulanciers ont cessé d'annoncer aux hôpitaux l'arrivée des nouveaux cas qui ne sont pas dans un état critique, ce qui complexifie le travail des intervenants dans les salles d'urgence, débordées ces jours-ci par l'affluence de malades souffrant de grippe et de gastroentérite.

Environ 2500 ambulanciers paramédicaux affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), dont 900 à Montréal et 250 à Québec, sont sans contrat de travail.

Demandes syndicales

Les syndiqués demandent notamment une amélioration de leur régime de retraite, la réduction du nombre d'échelons salariaux, des réaménagements à leur période de probation et l'abolition de certains frais qu'on leur réclame (frais de caserne).