L'explosion à l'usine Neptune fait une 3e victime

Le compte rendu de Marie-Hélène Rousseau

La puissante explosion survenue jeudi à l'usine de Neptune Technologies de Sherbrooke a fait une troisième victime.

Marc Couture, gravement brûlé, était tenu dans un coma artificiel depuis jeudi. Conformément à sa propre volonté, sa conjointe et sa famille ont choisi de ne pas prolonger ses souffrances. Il a été débranché.

Marc Couture était brûlé sur 90 % de son corps. Ses reins ne fonctionnaient plus.

Le bilan de la tragédie est maintenant de 3 morts et 18 blessés. Plusieurs des blessés souffrent de brûlures à divers degrés et présentent des symptômes importants de choc post-traumatique.

Opérations suspendues

Sur le terrain, la CSST a suspendu toutes les opérations de récupération des milliers de litres d'acétone dans les décombres de l'usine à cause des risques d'explosion.

La CSST et le propriétaire de l'usine donneront le feu vert aux intervenants pour reprendre leurs travaux lorsqu'ils jugeront la situation sécuritaire.

En attendant, pompiers et policiers ont quitté les lieux samedi.

Une première évaluation de la structure du bâtiment partiellement effondré a été réalisée avec un ingénieur. Le bâtiment est jugé trop instable et cela complique les opérations de retrait de l'acétone.

Les autorités ignorent combien exactement de litres d'acétone seraient toujours à l'intérieur du bâtiment, mais elles évaluent qu'il pourrait y en avoir 27 000 litres, répartis dans 8 réservoirs. « Ces quantités-là paraissent énormes. Elles le sont. Par contre, ce sont des capacités maximales », précise Christian Blanchette, coordonnateur à Urgence-Environnement.

Uniquement dans la soirée de vendredi, 30 000 litres d'acétone ont été retirés des débris par des camions-citernes.

D'autre part, la direction de Neptune Technologies a rencontré ses employés pour la première fois depuis la tragédie vendredi. La rencontre visait à rassurer les employés, bien qu'on ne sache pas encore quand les activités de l'usine pourront reprendre.

Les membres de la direction de Neptune doivent se rencontrer dimanche pour faire le point sur la situation.

C'est l'explosion d'un réservoir d'acétone qui serait à l'origine de la tragédie. Des gaz toxiques se sont dégagés de l'épaisse colonne de fumée visible dans le ciel à des kilomètres à la ronde après l'explosion.

L'acétone est un solvant extrêmement explosif fréquemment utilisé dans le secteur industriel.

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