Chaque jour, un conducteur sherbrookois se fait pincer pour conduite illégale grâce à un capteur optique

Les explications de Maxime Delisle

Depuis plus d'un an, le Service de police de Sherbrooke utilise des capteurs d'immatriculation automatiques. Ces appareils permettent d'intercepter les conducteurs recherchés ou encore ceux qui n'ont pas payé leur permis de conduire ou leurs immatriculations.

L'appareil a fait ses preuves. Depuis le début de l'année, il a permis d'épingler 283 conducteurs délinquants et il a mené au remorquage de 27 véhicules. Le système fait toutes ces interventions de façon automatique et il rapporte gros.

Ce système est équipé de deux caméras et d'un ordinateur. Ce dernier interagit en temps réel avec les bases de données policières.

« Les gens qui circulent sans avoir payé leur permis ou leurs immatriculations sont vraiment à risque de se faire pincer grâce à ça », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, René Dubreuil.

Capteur optique sur une voiture de police de Sherbrooke

Le capteur a coûté 30 000 $ à la Ville de Sherbrooke. Selon le responsable du comité de sécurité publique à la Ville de Sherbrooke, Pierre Boisvert, l'appareil engendrera des revenus de 100 000 $ uniquement pour l'année 2012.

Au-delà du coût d'achat, il faut ajouter des frais de fonctionnement importants. À Magog, la Régie de police de Memphrémagog a choisi de ne pas investir dans cette technologie.

« Chaque jour, nos agents attrapent des gens. Nous avons une fourrière juste pour nous et elle est comble », soutient le capitaine de la Région de police Memphrémagog, Yves Denis.