Les tablettes sont vides chez Moisson Estrie

Les tablettes sont vides chez Moisson Estrie.

Partout à travers le Québec, les banques alimentaires vivent une période de crise. Chez Moisson Estrie, les tablettes sont vides et le nombre de dépannages aux clientèles défavorisées ne répond pas à la demande.

L'été est toujours une période creuse pour l'organisme, mais cette année, c'est pire qu'à l'habitude. Moisson Estrie dépanne 30 ménages par jour alors que la demande est chiffrée à 50. « Une personne qui aurait besoin d'un dépannage aux deux semaines doit être mise au mois et la personne qui reçoit de l'aide chaque mois, en recevra aux deux mois », explique la directrice générale de Moisson Estrie, Geneviève Côté.

Le Réseau des banques alimentaires du Québec, qui dessert plus de 1000 organismes, constate que cette difficulté d'approvisionnement se fait ressentir partout dans la province. « Nous observons un gros manque de denrées d'environ 25 %. Habituellement, à cette période, on compense par des fruits et légumes, mais cette année, ils sont malheureusement en retard », souligne le directeur général du Réseau des banques alimentaires du Québec, Zakary Rhissa.

Les explications de Marie-Hélène Rousseau

Pendant les vacances scolaires, la demande de dépannages est aussi plus grande. « C'est sûr que pendant l'année scolaire, il y a des mesures comme les petits déjeuners qui sont servis dans les écoles. Pendant l'été, ces personnes reviennent dans les familles que nous desservons », ajoute M. Rhissa.

Le mois de juillet est aussi difficile pour les clientèles démunies qui ont dû déménager et qui n'ont plus les moyens de se nourrir.

Les banques alimentaires sont préoccupées par le fait que les périodes plus creuses reviennent de plus en plus souvent. Elles demandent donc l'aide de la population et rappellent que les dons en argent ou en denrées sont toujours les bienvenus, en dehors de la période des fêtes.