La Sécurité civile maintient l'évacuation préventive de la résidence de l'arrondissement de Lennoxville à Sherbrooke qui s'est retrouvée avec un énorme trou dans sa cour.
La Sécurité civile maintient l'évacuation préventive de la résidence de l'arrondissement de Lennoxville, à Sherbrooke, qui s'est retrouvée avec un énorme trou dans sa cour le week-end dernier.
Le trou mesure au moins trois mètres de largeur sur environ six à sept mètres de profondeur.
Le ministère des Ressources naturelles refuse de confirmer qu'il s'agit de l'effondrement d'un puits d'aération minier ou une galerie d'accès. Des expertises plus poussées sont demandées. Des experts tentent de déterminer si ce trou fait partie des vestiges du passé minier de l'Estrie.
C'est la troisième fois en cinq ans qu'une résidence de la rue College, dans l'arrondissement de Lennoxville, subit un affaissement de terrain inexpliqué. « Les deux premières fois où il y avait eu un certain affaissement, nous avions fait du remplissage. Ça règle manifestement de façon provisoire le problème », explique le conseiller en sécurité civile et coordonnateur adjoint aux mesures d'urgence, Jean-Pierre Sabourin.
Cette fois, plutôt que de remplir le trou, les experts tenteront de comprendre le phénomène pour éviter qu'il se reproduise. Des analyses géotechniques et des forages seront effectués pour en savoir un peu plus sur les causes de l'effondrement.
C'est le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec qui assumera les coûts de sécurisation autour du trou béant.
Héritage du passé minier de la région?
À la Mine Capelton, on ne serait pas surpris d'apprendre que c'est un puits d'aération minier qui s'est effondré. « Dans les années 1840, les mines Clark et Lennox faisaient l'objet de nombreuses explorations. C'est d'ailleurs dans ce secteur où l'on prolonge actuellement l'autoroute 410 », explique Geneviève Vallières, de l'Épopée Capelton.
« Il faut penser que les mines étaient privées. Quand la compagnie minière partait, elle disparaissait avec tous ses documents ainsi que ses cartes. Alors quelques fois, le ministère n'a pas toujours les cartes précises de tout ce qu'il peut y avoir sur le site », ajoute-t-elle.
À cette époque, lorsque les propriétaires fermaient les trous de mines, le travail était fait avec les moyens du bord. « Ils fermaient ça avec des objets de métal comme des capots d'auto », rappelle Mme Vallières.
Dans le canton de Hatley, à la mine Capelton, les puits ont été bouchés au début des années 1990. Ils sont vérifiés régulièrement. « Nos puits sont très bien capés et ils sont certifiés par le ministère des Ressources naturelles », affirme Geneviève Vallières.