Dès jeudi prochain, le petit Cédric Lanctôt, qui était privé de transport pour se rendre à l'école à cause de son handicap, pourra retourner à l'institution spécialisée sherbrookoise Le Touret.
Jeudi matin, un taxi passera prendre Cédric à la maison et le ramènera après l'école. Pendant une semaine, un processus d'observation clinique y sera fait. Une équipe suivra l'enfant soir et matin pour mieux comprendre son comportement lors des déplacements. Par la suite, on ajustera le plan de transport de l'enfant.
On ne lui offrait plus de transport depuis près de quatre mois parce que, selon la Commission scolaire des Hauts-Cantons, le comportement de l'enfant, qui est trisomique, était non sécuritaire pour le transporteur et les autres élèves.
Sa mère se bat depuis ce temps avec les différentes autorités dans le dossier pour qu'ils trouvent une solution. À la suite de la diffusion du reportage de Radio-Canada Estrie, le 19 janvier dernier, les intervenants dans le dossier soit la commission scolaire, le Centre de santé et des services sociaux de de Coaticook et la Direction de la protection de la jeune et les parents ont convenu de se rencontrer le 27 janvier pour élaborer un plan personnalisé pour Cédric.
« Je suis satisfaite qu'il retourne à l'école la semaine prochaine, mais j'ai trouvé ça très long. Je ne comprends pas pourquoi l'un et l'autre se renvoyaient la balle », déplore la mère de l'enfant, Nathalie Bérubé.
La direction de la Commission scolaire des Hauts-Cantons et celle du Centre de santé et de services sociaux de Coaticook se défendent en disant que le dossier de Cédric était très complexe puisque plusieurs intervenants entraient en jeu.