Mouvement PROChrysotile
Les membres du Mouvement PROChrysotile du Québec sont troublés par certains faits du reportage « Le côté noir de l'or blanc » diffusé à l'émission Enquête jeudi soir.
Entre autres, lorsqu'on apprend que dans les années 1930-1940, l'industrie de l'amiante au Québec a falsifié et dissimulé certains rapports d'autopsie de travailleurs qui sont morts à la suite de leur exposition à l'amiante chrysotile.
Vendredi matin, le Mouvement a interpellé plusieurs élus et des travailleurs de l'industrie de la région d'Asbestos et de Thetford Mines pour discuter du reportage d'Enquête.
Tous s'entendent pour dire que l'industrie a connu des ratés par le passé, mais aujourd'hui l'amiante chrysotile peut être utilisée de manière sécuritaire tant au Québec que dans les pays importateurs.
« À l'époque, j'étais empocheur avec onze autres hommes. En huit heures, on pouvait empocher de 12 000 à 15 000 poches. À l'époque, la poussière que l'on respirait, ça n'avait pas d'allure. Aujourd'hui, ce n'est plus du tout comme ça. C'est pareil comme dans une maison », soutient un ex-travailleur de la mine d'Asbestos, Fidel Marcoux.
« Je pourrais vous inviter à venir souper dans le moulin. Vous verriez qu'il n'y a aucune fibre dans l'air. Les machines sont vraiment contrôlées. Ce n'est plus au pic et à la pelle », rappelle Sylvain Courtemanche.
« Tout ce qui a été caché au point de vue médical, c'est inacceptable. On se détache de ça et on acceptera jamais une telle chose. Par contre, le passé n'est pas garant de l'avenir. On ne peut pas faire le futur avec des histoires anciennes », souligne le président du Mouvement PROChrysotile du Québec, Serge Boilard.
Rappelons que les activités de Mine Jeffrey à Asbestos devraient reprendre au printemps prochain.