Des parents fâchés

Cols bleus de Sherbrooke Cols bleus de Sherbrooke

L'avis de grève déposé par les 400 cols bleus de la Ville de Sherbrooke pour perturber la semaine de relâche déçoit bien des parents, qui en ont assez de faire les frais de ce conflit de travail.

« On a vécu ça pendant le temps des Fêtes et comme famille ça a été vraiment très difficile. On a été obligés de s'expatrier à Québec pour être sûrs de pouvoir patiner », affirme Suzie Gaudette, qui garde un mauvais souvenir de la grève de 13 jours des cols bleus en décembre, en plein congé scolaire.

Car qui dit nouvel avis de grève dit à nouveau fermeture complète des arénas, aucun entretien des patinoires extérieures et la fermeture du centre de ski du Mont-Bellevue.

« C'est encore les enfants qui vont payer pour ça, et je trouve ça dommage. Comme c'est à même nos taxes que ces gens-là sont payés, je pense que la population a le droit de se positionner », lance Marie-Hélène Dussault, un autre parent.

Le syndicat refuse de commenter publiquement sa décision d'aller en nouveau en grève.

Grève annoncée mercredi

La Ville de Sherbrooke a reçu mercredi la confirmation que ses cols bleus ont l'intention de déclencher une grève pendant la semaine de relâche, du 26 février au 6 mars.

L'avis de grève a été transmis mercredi au Conseil des services essentiels, qui doit se prononcer sur les services à maintenir. Les services touchés pourraient être les mêmes que lors de l'arrêt de travail tenu pendant la période des Fêtes.

Si c'était le cas, des équipes resteraient en poste pour assurer les services d'eau potable, l'épuration des eaux usées et l'entretien sanitaire d'édifices municipaux. D'autres seraient prêtes à intervenir en cas de verglas ou de chutes de neige de plus de 10 centimètres en 48 heures. Les arénas municipaux, eux, seraient fermés, et la fréquence de collecte des déchets réduite.

L'entretien des patinoires extérieures ainsi que l'entretien du centre de ski du parc du Mont-Bellevue ne seraient pas assurés.

Les cols bleus souhaitent que leurs conditions de travail s'apparentent à celles des employés d'Hydro-Sherbrooke. Ils veulent donc une semaine de travail de quatre jours et une convention collective de cinq ans.